dimanche 6 janvier 2008

Les missions Jésuites


Nous quittons Iguaçu pour Posadas, à 6h par le bus « express » qui ne fait que 10 arrêts sur le trajet…

Posadas est une vraie ville contrairement à Puerto Iguaçu, mais purement argentine et très peu touristique. Nous battons le record d’installation dans une nouvelle ville : 1 heure porte à porte du terminal de bus à notre chambre d’hôtel. Il y a des jours comme ça où tout est simple, les gens vous renseignent gentiment sur le bus à prendre pour gagner le centre-ville, celui-ci arrive instantanément, et le premier hôtel convient !


Nous dînons dans une bonne pizzeria-empanaderia (les empanadas sont de petits beignets fourré à la viande, au fromage, etc… une spécialité argentine que nous affectionnons !) et faisons la connaissance de Christophe, 45 ans, marié à une argentine, vivant ici depuis 7 ans. Nous convenons d’un rendez-vous pour le lendemain : il tient à nous faire visiter sa ville.

La nuit est finalement peu reposante : moustiques en nombre, cafard géant, beaucoup de bruit… Nous nous réveillons furieux, et Guillaume part aussitôt en quête d’un hôtel moins glauque. Mais en ce 31 décembre, tout est plein, et nous sommes contraints de rester. Finalement tout se passera bien, les autres jours sont plus calmes, mais lorsque l’on voyage longtemps, on accorde plus de prix à la qualité des hôtels. Sans chercher le moindre confort, nous sommes très heureux de trouver des hôtels propres et calmes. Ces deux (petites) conditions paraissent difficiles à réunir. (Depuis le début du voyage, nous en avons trouvé 4…)

Nous nous accordons une journée de lecture tranquille avant de retrouver Christophe et sa femme pour la visite de la ville. En une heure, nous découvrons tous les endroits « in » de Posadas, la meilleure boîte, le meilleur resto… Ils ont l’air fan de vie nocturne et veulent rendre notre séjour inoubliable. En chemin, nous essayons de trouver une place dans un resto pour le 31, tous sont réservés et c’est grâce à l’intervention de Christophe que nous trouvons une place dans le meilleur resto chinois-Parillada de la ville. Les restos chinois ont su s’adapter à la clientèle argentine et proposent donc des grillades en plus des nems et autres délices… Soirée uniquement entouré d’argentins, groupe de musique live, vin de Mendoza… 2008 est arrivé !

Christophe nous explique ses aventures au Paraguay avant son installation en Argentine, et nous démontre preuve à l’appui ce qu’on entend par « 2e pays le plus corrompu de la planète » : ayant monté une boîte de téléphonie mobile, il s’est fait saisir son stock dans son entrepôt par un juge, ami de son propriétaire. Ce dernier l’arnaquait depuis un mois sur sa note d’électricité et Christophe avait refusé de payer… Le seul moyen de régler l’affaire à l’avantage de Christophe avait été de faire appel à une amie haut placée en politique qui a pu démettre le précédent juge de ses fonctions pour y placer sa belle-sœur. Il a depuis arrêter toute affaire avec le Paraguay, fatigué de multiples mauvaises expériences.

Départ le 1er janvier pour Trinidad, plus grande mission jésuite du Paraguay. Dès la frontière franchie, nous mesurons l’écart avec l’Argentine. Toute est sale, mal arrangé, plus ou moins cassé, etc… Nous avons la même impression qu’en arrivant en Bolivie d’Argentine, qui elle-même nous paraissait pauvre en venant du Brésil…

Notre première demi-heure est un peu rude : commission de change de 15% (il n’y a pas de banque et nous sommes à la merci de l’unique changeur présent en ce 1er janvier), eau minérale au double du prix, et bus type « malien » ! 1h et demi plus tard nous avons parcouru les 40km qui nous séparent de Trinidad.

Les villes ont gardé les noms donnés par les Espagnols et nous effectuons donc un pèlerinage qui nous mène de Nuestra Senora de la Encarnacion (départ du bus en direction de Nuestra Senora de la Asuncion, capitale du pays) à Santisima Trinidad.

Cette très belle reduccion jésuite témoigne de l’influence passée des jésuites dans cette région du monde.

Les jésuites missionnaires regroupaient les indiens dans des reducciones, sortes de villages communautaires, qui leur permettait d’échapper aux attaques des marchands d’esclaves. L’art était le moyen privilégié de transmettre la foi aux indiens. Ces redducciones ont fonctionné de 1609 à 1768, date de l’expulsion des jésuites par les Portugais. Pour ceux que cela intéresse (nous avons été passionnés) voici le lien vers Wikipedia. Les infos correspondent, pour rassurer les sceptiques, avec ce que nous avons lu et entendu par ailleurs !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_j%C3%A9suite_du_Paraguay

(le A M signifie bien sûr Ave Maria)

Le lendemain, après avoir retrouvé Claire de Co, Aliénor et Sabine, nous partons pour San Ignacio Mini, autre reduccion, cette fois-ci côté Argentin. Cela nous fait très plaisir de les retrouver pour partager cette journée couronnée d’une bonne parilla Argentine, arrosée comme il se doit.

Notre prochaine destination est Cordoba, à 20h de bus d’ici…

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut les cousins! merci pr les videos de Huanchaco et tout! je me suis enfin mis a jour pr vous suivre au bon moment! cuidense!

Anonyme a dit…

C'est magnifique. J'adore ces vieux bâtiments, ils ont l'air parfaitement conservés. Je suis de retour en cours à Lyon alors je pense bien fort à vous au Paraguay!
Bises

Unknown a dit…

Bonne fête Guillaume!!!!!
Jespere que ta journée fut bonne ou bien quelle va letre ou alors quelle est en train de letre (rapport aux fuseaux horaires...). Je pense bien a vous! biz

Anonyme a dit…

Avec retard pardon Guillaume
de ne pas t'avoir souhaiter une très bonne fête le 10 janvier.
C'est chose faite maintenant et bonne suite pour le grand Sud. BM

Anonyme a dit…

bonne fete cousin!!!! sorry it's a bit late!
jvoulais partager la degustation d'empanadas ac vous, de queso es lo mejor!!!
gran dia hoy, tengo su correro de blog en mi computador, voy a suigar les mucho mas!
muchos besos, cuiden se mucho!