Et oui nos aventures en Afrique de l’ouest se terminent déjà…
On a à peine eu le temps de faire ouf, et le Mali c’est déjà fini ! Vu notre état de fatigue et notre haine désormais tenace pour les transports maliens, nous ne sommes pas forcément fâchés de partir. Mais on a eu peu de temps pour s’habituer à l’idée, c’est un peu étrange de partir si vite après un mois ! Ca y est il faut dire adieu aux « Il faut manger » bienveillants d’Emma, aux expressions que nous adorons « ces gensse là », et autre « Ah oui hein » que nous affectionnons. Fini les motos Djakarta en pagaille, les clins d’oeils de l’ancienne présence Française (panneaux routiers importés directement de chez nous, noms des administrations et des ministères copié-collés, baguettes de pain à chaque coin de rue, etc), la poussière rouge orangée, les grands sourires amicaux, les échoppes douteuses et si minuscules… Nous n’aurons pas eu le temps de dire au revoir à Cléo, à peine le temps de revoir Floraine et Moussa… C’est comme ça, ce sont les Maliens, il n’y a qu’eux pour décider de réparer leur piste d’atterrissage du jour au lendemain… ! Il n’y a qu’eux aussi pour avoir des guides touristiques qui viennent proposer leurs derniers souvenirs jusqu’à l’intérieur de la zone sous douane (ben oui quoi c’est normal je suis le petit cousin du meilleur copain de la sœur de l’oncle du douanier).
Ah le Mali, il fallait le voir pour le croire et pour savoir ce que le sous-développement voulait dire, parce qu’il y a un tas de truc dont on sait qu’on ne les reverra jamais pendant ce tour du monde, même au Cambodge… En le quittant, nous sommes si épuisés par les transports et le rythme soutenu de ces dernières semaines, mais aussi par de la fièvre et des maux de ventre incessants depuis quelques jours, que nous sommes plutôt contents de quitter ce « merdier » (oui osons le mot !).
Arrivés à Paris, après une nuit blanche dans l’avion en plus de la fatigue accumulée, nous faisons peur à voir. Le père de Guillaume venu nous chercher à l’aéroport ne laisse rien paraître, mais il a eu peur en nous voyant ! Nous débarquons par chance le jour de la Toussaint en pleine réunion de famille, en chantant joyeux anniversaire Amaury. La surprise est totale ! Nous sommes ravis de retrouver tout le monde, et réussissons à retrouver un sursaut d’énergie pour participer presque entièrement au repas. Enfin, Guillaume dort, et lorsqu’il se lève à l’heure du café, je le remplace illico. Les trois jours suivants se passent en conversations téléphoniques médicales avec mon oncle chéri toujours disponible, en heures de sommeil innombrables, en lectures sur le canapé dans les moments de grande forme ! Nous sommes épuisés, lessivés, avons perdu du poids (la bouffe malienne était devenue insupportable) ! Heureusement les parents sont aux petits soins, (belle)-maman nous concocte de bons petits plats pour nous faire retrouver l’appétit,les parents, Benoît et Isa reviennent même de la Couvière nous voir, et nous prenons un café avec Hélène Pôchou venue visiter les malades!
Le passage à Paris nous permet de faire le bilan du Mali. En résumé, les gens sont adorables, sympathiques, avenants. Nous avons fait de belles et sympathiques rencontres, vu plein de choses intéressantes du côté initiatives de développement grâce à tous les contacts que nous avions. Sinon ils ont du chemin à faire, et ils mettront des années et des années à rattraper un niveau de développement correct. Ils ne se bougent pas, et sans eux ça ne peut pas se faire ! Nous les trouvons mauvais et trop passifs. Mais gentils, adorables ! Ils sont je-m’-en-foutiste et ne prennent garde à rien, ne sont pas entreprenants. Mais ils se débrouillent. Ils ne se projettent absolument pas dans l’avenir. Mais on les adore à part ça ! Nous gardons de supers souvenirs de ce pays et sommes ravis d’avoir pu le découvrir.
Passage éclair à Londres, nous sortons de l’avion, faisons deux heures de bus dans Londres, dormons de 22h à 4H du matin chez Raphaëlle une amie d’Edith, et rebelotte dans le bus vers l’aéroport. Après quelques frayeurs nous attrapons finalement notre avion juste à temps, direction… le Pérou (enfin Madrid d’abord). Plusieurs (beaucoup, énormément, tout plein, moult) heures, deux repas d’avion et trois films plus tard, nous atterrissons à Lima !
Dès l’arrivée, nous savons que le Mali était vraiment unique. L’aéroport ici a une tête parfaitement comme chez nous, enfin pratiquement. Rien à voir avec le bronx de Bamako !
Trop fatigués pour faire les routards et négocier notre taxi, nous prenons le premier venu, et fonçons dans le premier hôtel du Lonely qui s’avère très agréable dans une charmante demeure coloniale, qui abrite une colonie de tortues. Nous nous offrons une chambre avec salle de bain privée, le luxe ! DODO !!
1 commentaire:
Viva Peru !!
Profitez bien du "cui" et du "ceviche": les deux sont immangeables :)
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