lundi 31 décembre 2007

Iguaçu!


Départ pour Foz de Iguaçu, à quelques 18 heures de bus de Campos do Jordao, à la frontière Argentine. Dès l’arrivée, nous fonçons au Parc aux Oiseaux du côté Brésilien. De grande volières de huit mètres de haut dans la jungle permettent d’observer les oiseaux présents autour d’Iguaçu.


Le spectacle est magnifique, nous évoluons au milieu de perroquets aux couleurs vives, de toucans, d’ibis et autres échassiers, de poules d’eau, de papillons multicolores, de colibris… Nous y passons plusieurs heures, enchantés. Le parc permet de repérer des oiseaux que nous verrons ensuite (quelques-uns seulement) autour des chutes.

Puis c’est la visite du côté Brésilien. Les chutes sont encore beaucoup plus étendues que ce que nous imaginions ; il y en a de tous les côtés, de toutes sortes, des toutes fines au travers desquelles on devine la végétation de la paroi jusqu’au monstre qu’est la Garganta del Diablo (la Gorge du Diable, chute encore beaucoup plus impressionnante que Niagara). Guillaume et moi sommes d’accord, le spectacle dépasse d’assez loin les célèbres chutes Victoria et Niagara que nous avons vu l’un et l’autre. Nous élisons immédiatement les Chutes d’Iguaçu au rang de plus beau paysage de notre vie avec le lac Titicaca, les lagunes et le Salar de Bolivie.

Puis c’est le passage de la frontière, et l’arrivée en Argentine, que nous vivons comme une libération : enfin nous allons pouvoir parler avec les gens ! Nous avons l’impression de rentrer à la maison dans ce pays que nous adorons.

Nous garderons une image en demi-teinte du Brésil, n’en déplaise à tous les fans du pays. C’est sans doute un pays assez inadapté au mode de vie routard. Les distances immenses rendent certains sites inaccessibles dans un espace de temps réduit. Avec le temps dont nous disposions il nous aurait fallu prendre l’avion régulièrement pour avoir un vrai aperçu du pays. Nous n’avons vu qu’une zone très petite du pays, environ grande comme la France, c'est-à-dire 10% du Brésil (50 pages dans notre guide de 800 pages) !

Le manque de communication avec la population était parfois frustrant. Ce pays reste un mystère, et nous le quittons avec l’envie de revenir pour enfin le connaître. Nous avons le sentiment de n’en avoir pas compris grand chose ! Des circonstances accumulées ont beaucoup joué : la période de Noël, la haute saison touristique qui rendait tout plus compliqué (nous devions tout réserver à l’avance), la montée en flèche du Réal par rapport à l’euro qui réduisait notre pouvoir d’achat à néant, la fatigue héritée du Pérou, et la barrière de la langue que nous expérimentions pour la première fois du voyage…

Nous gardons bien sûr de très bons souvenirs : la belle plage de Paraty, la semaine chez les Saint Louvent, et Campos do Jordao !

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