Au programme, une journée de marche (enfin 8 km !) pour aller d’un site à l’autre aux abords de Cuzco. Nous visitons d’abord Tambo Machay, bains cérémoniels incas, qui sont pour nous l’occasion de découvrir les fameux murs incas, construits en énormes pierres de formes irrégulières et pourtant parfaitement ajustées, sans un gramme de ciment. Impressionnant ! Les fenêtres et niches trapézoïdales caractéristiques sont également présentes.
Sans trop savoir ni comment ni pourquoi, nous nous retrouvons soudain au milieu d’un groupe d’adolescents de 16 ans en sortie de classe qui nous adoptent immédiatement comme mascottes. Nous sommes priés de nous soumettre à une longue séance photo, les garçons avec moi, les filles avec Guillaume, puis des portraits avec chacun… Surexcités de savoir que nous sommes de jeunes mariés en lune de miel, ils réclament à grand cri une photo de baiser ! Chaque mauvaise blague lancée en espagnol les fait hurler de rire, Guillaume ne se prive pas devant un si bon public ! Nous ne savons toujours pas pourquoi ils étaient si fans, mais cette expérience s’est plus ou moins répétée dans chaque site inca que nous avons visité ensuite… Les ados voulaient tous se prendre en photo avec nous (preuve en image), et la seule explication plausible que nous ayons obtenue est qu’ils étaient amusé de notre grand taille (les péruviens sont vraiment nains ! la plupart des hommes m’arrivent à la hauteur des yeux !).
Après Tambo Machay, nous visitons Puca Pucara, très beau poste de garde surplombant la vallée.
Le troisième site, Qenko, nous laisse perplexe. Malgré les explications du LP, nous ne comprenons pas grand-chose, et sentons que le site nous échappe complètement. Les ruines ne parlent pas toutes seules ! Nous engageons donc un guide qui se révèle excellent, et nous explique les détails de ce site cérémoniel de première importance, où les corps des prêtres et nobles étaient momifiés. Les incas sont très talentueux pour intégrer à leurs constructions les reliefs et obstacles naturels présents sur place. Ainsi le nom de ce sanctuaire signifie « zigzag » car des failles sinueuses découpent le rocher calcaire principal. Les incas les ont retaillées pour mieux les mettre en valeur et honorer le dieu « Eclair ».
Ravis de notre visite guidée, nous reprenons un guide pour visiter un des sites majeur de la région, Sacsayhuman, forteresse immense à quelques kilomètres de Cuzco seulement. Le guide se révèle très décevant, la seule information dont il soit sûr et qu’il répète environ toutes les trois phrases est « Sacsayhuman nunca nunca se terminaba porque a la llegaron de los espanoles los incas todavia estaban trabajando…» Le site en lui-même est de toute façon très impressionnant, surtout la triple muraille en zigzag !
A la sortie de ce site, ravis de notre journée, nous rencontrons un drôle de type qui se révèle français… Il se balade avec un drôle de baguette en plastique blanc qui ressemble à une baguette de sourcier, et nous devons ici même présenter nos excuses officielles à notre guide du lac Titicaca. Ce français sympathique « de Perpi » nous explique en effet beaucoup plus clairement, avec son accent du sud, la présence de l’énergie cosmique dans les pierres… Nous apprenons que la fameuse théorie du transfert de l’énergie de l’Himalaya aux Andes a été émise par le Dalaï Lama en personne. En fait il s’agit plus d’énergies telluriques dues à des alignements de métaux dans le sol. Les incas savaient détecter ce maillage souterrain, et faisaient en sorte d’aligner leurs constructions avec ces nœuds « énergétiques », d’autant plus puissants s’ils sont combinés avec des rivières souterraines, des failles, etc… On y croit ou non, en tout cas il nous a donné les noms de scientifiques qui auraient prouvé que cette organisation régulière des métaux existe, et nous comptons bien vérifier. Deuxième certitude, la fameuse baguette de sourcier que notre homme savait manier (il faut quand même un certain magnétisme et un don), et qu’il tenait pointée à l’horizontale tournait toute seule vers le bas, pointant la terre, à chaque coin et à chaque porte de la construction inca… Impressionnant ! Enfin, comme la pointe de sa baguette comportait du métal, on admet volontiers que si les métaux sont alignés dans le sous-sol, la baguette puisse être attirée…
Ce qui était plus intéressant, c’était de voir l’importance quasi-religieuse que cet homme accordait à tout cela, pensant que « les anciens avaient tout compris, en savait beaucoup plus que nous, et que nous étions venus tout détruire… ». Pour lui, l’avenir est très noir, nous allons droit à une guerre mondiale énergétique, et la fin du monde est pour 2012, 2016 ou 2031 au plus tard. Il semblait très « en recherche spirituelle » et passait tous les ans deux mois au Mexique auprès de son maître spirituel. On est heureux d’être cathos et plein d’espoir, même si c’est plus classique et moins trendy, quand on rencontre ce genre de type !
Départ le soir même pour Pisac, autre site inca à une demi-heure de combi (minibus peu cher qui s’arrête souvent et sert de RER…). L’arrivée de nuit sous un temps pluvieux dans un ville mal éclairée est un peu glauque, mais nous dégustons une bonne truite du lac pour nous réconforter.
Nous devons trancher aujourd’hui si finalement nous irons ou non au Machu Picchu, et ce n’est pas si facile ! En effet, depuis que nous avons appris que la visite nous coûteraient chacun 80€ contre un budget journalier de 16€, nous hésitons. De plus, nous avons eu un rythme très soutenu, et sommes assez fatigués. Si nous voulons voir le Machu Picchu, nous devrons nous lever trois matins de suite entre 4 et 6h du matin, et nous nous couchons en ce moment à 9h30 en moyenne pour un lever à 8h30… Besoin de beaucoup beaucoup de sommeil donc, les changements incessant de lieu d’habitation, l’absence complète d’habitudes et l’altitudes sont vraiment éprouvants… Enfin, nous n’aurons pas le temps de voir les autres sites de la vallée sacrée, à moins de recourir à une agence, et nous avons notre dose !
Après maintes tergiversations, nous renonçons au mythique Machu Picchu (nous savons que certains d’entre vous n’en reviennent pas, mais bon…) pour nous concentrer sur les autres sites, et les voir à notre rythme, en marchant si possible.
2 commentaires:
Pour une fois je suis la première à faire des commentaires.. je suis au taquet!
Dommage pour le Machu pichu, il paraît que c'est impressionant surtout la marche de nuit dans la montagne. Mais 80€ en effet c'est hors de prix surtout au Pérou quand on connaît le niveau de vie!
Allez les cocos bon voyage pour Lima. Où passerez vous Noël?
Bises
c qui la soubrette à droite du roi Dada Ier??
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