lundi 3 décembre 2007

La Vallée sacrée

Le lendemain, la ville de Pisac se révèle mignonne, mais envahie par un marché touristique où pullulent les « œuvres péruviennes artisanales » de mauvais goût made in China… et les incontournables bonnets en alpaca et autres tissus (nous retrouvons dans le tas tous nos souvenirs de Bolivie !).

L’après-midi, ascension de la montagne de laquelle la citadelle inca domine la Pisac actuelle.

L’ascension est fatigante mais splendide, la vue sur la vallée magnifique !

La citadelle est très étendue, il nous faut 3 à 4h pour explorer les ruines qui se composent de magnifiques terrasses, de bâtiments divers, d’anciens greniers, de tours, etc. Nous sommes accueillis par un violent orage qui passe vraiment juste au dessus de nous, et à cette altitude, on n’est pas forcément très rassurés… Nous nous réfugions sous la petite maison du gardien au toit de tôle, en nous persuadant que le rare chaume qui le recouvre nous isolera de la foudre…Le gardien tente sans succès de nous extorquer un pourboire, alors que 20 autres péruviens étaient réfugiés avec nous !

Ce site est vraiment le plus beau de ceux que nous ayons vu, spectaculaire par son étendue et son emplacement. Retour par un petit chemin inconnu dont nous estimons qu’il devrait nous reconduire à bon port. Pari gagné, ouf, il se remet à pleuvoir et la nuit tombe !

Nous passons la nuit dans un hôtel glauque de Urubamba, ville peu touristique, et donc aux hôtels plus chers et moins bien tenus. C’est notre premier du genre, il fait vraiment hôtel de passe, et est très sale. Le lendemain, c’est la famille même qui tient l’hôtel qui nous réveille par ses hurlements lors du petit déjeuner matinal à 6h, pour changer… Nous fuyons vers l’hôtel voisin, le portier est une vraie porte de prison (ni bonjour ni au revoir, en revanche il sait bien dire « tienen que pagar me ahora »), mais au moins les chambres sont propres !

Pour mieux redémarrer la journée, nous nous offrons le petit dèj le plus luxueux qui soit : thé, et yaourt à boire de 1L qui accompagne nos céréales Nestlé. Un régal !

Départ pour Maras, où nous marchons 6km sous le soleil dans de splendides paysages de campagne afin d’atteindre le site de Moray, terrasses incas superbes disposées en rond, et qu’ils utilisaient sans doute comme « laboratoire agronomique » afin de déterminer le climat le plus adapté pour chaque culture. Les terrasses ont en effet, paraît-il, chacune leur propre micro climat.

Puis nous marchons vers Salinas, des puits salants à quelques kilomètres, alimentés par un rio très salé. La vue est splendide à la lumière déclinante du jour. Seule ombre au tableau, nous avons un accrochage avec le soi-disant gardien du site. En effet, nous arrivons à pied avec 20km dans les pattes, cet endroit est au fond d’une cuvette, et le seul chemin qui en sort passe juste au dessus des salinas.

En arrivant, nous avons vu le gardien arriver en courant, afin de venir nous fermer au nez la grille qui garde le chemin de sortie. « Tienen que pagar para visitar los salinas ». Excédés par ses manières peu polies, nous faisons de la résistance. Buté, il ne cesse de nous énerver de plus en plus, nous fournissant des raisons débiles pour justifier ce droit de passage. Finalement, il nous somme soit de payer, soit de remonter pour trouver l’autre route, détour qui doit représenter 10km de marche supplémentaire, alors que nous sommes crevés et que l’orage menace. Excédés, nous jouons aux plus têtus, et finissons par passer en fraude en passant par un petit chemin au milieu des cactus pour rattraper la route barrée. Notre conscience n’est qu’à moitié tranquille, mais bon ce qui est fait est fait !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je voudrais pas être relou... mais il y a deux fois la même photo d'edith, non ?

Unknown a dit…

bordel! je vous avais dit que nos photos étaient copyright putain de merde! (cf las salinas y edith con el llamito)