mardi 11 décembre 2007

Une journée un peu difficile...

Là, je vois déjà les sourires des uns (enfin ! Ils en bavent un peu !) et les craintes des autres (Mon Dieu, que s’est-il passé !).









Comme nous vous connaissons et que nous savons que vous avez du mal à lire un texte sans images, nous en avons mis quelques unes dont vous trouverez l'explication à la fin de l'article... Patience!

Voilà l’histoire.

Lever 5h du matin, pour changer, après un dîner bien arrosé à Santiago. Aujourd’hui nous prenons un vol pour Rio et, fidèles à notre habitude, nous n’avons rien prévu. Les multiples mails envoyés de ça, de là, n’ont rien donné. Nous ne connaissons personne à Rio. Nous n’avons même pas de guide de Rio. Nous ne savons pas même quels sont les quartiers fréquentables et les autres… Pas évident, mais nous trouvons un L.P. à l’aéroport de Santiago dans lequel nous volons quelques adresses. Nous sommes sauvés, mais nous ne l’achetons pas, nous pensons le trouver assez facilement en français à Rio.

Nous sortons facilement de l’aéroport avec seulement une heure de retard et, par acquis de conscience, nous prenons une adresse du routard à des français compatissants. Vous ne savez vraiment pas où vous allez dormir ?!?

Mais les ennuis commencent. Après une tentative d’arnaque terrible à l’aéroport pour nous faire prendre des taxis (que nous ne pouvons nous offrir) nous finissons dans un bus meilleur marché, direction Ipanema. Le chauffeur, retranché derrière une grande vitre, ne bénéficie malheureusement pas d’entrée d’air pour la climatisation (il fait 28 degrés dehors) et pousse donc la clim du reste du bus à des températures glaciales pour récupérer des miettes de froid ! Malgré toutes les injonctions des passagers, nous y compris, il s’obstine et la moitié du bus finit enrhumée. Il faut dire qu’il pleut aujourd’hui. Et le trafic s’en ressent terriblement. Nous mettons finalement 4h (30km) pour rejoindre Ipanema. Plus que d’heures de vol depuis Santiago.

Nous arrivons donc lessivés, frigorifiés et sous la pluie dans le quartier conseillé par le L.P. et Amélie. Il ne manque pas d’hôtels mais presque tous comptent 4 ou 5 étoiles, ce qui les fait sortir illico de notre budget ; L’endroit conseillé par le L.P. est une ruelle qui ne possède que des hôtels prétendument bon marché. Nous y sommes accueillis par toute une troupe de backpackers du pire type que l’on puisse trouver en Amérique du Sud. L’air un peu paumés, buvant des bières, passant la journée sur la plage à la recherche de rencontres éphémères, et très heureux de cette ambiance très typique où tout le monde parle anglais. Pour couronner le tout, les prix sont absolument déments, on nous demande 40 euros pour nous mettre dans un dortoir de 10. Car ici, le dortoir est une philosophie, on ne va dans ces endroits que pour rencontrer d’autres touristes comme soi. C’est très enrichissant, sans doute confortable pour des personnes voyageant seules et cherchant de la compagnie, mais cela ne répond pas vraiment à nos critères. Ni une, ni deux et épuisés, nous partons en quête de notre petit coin de paradis que nous allons forcément dénicher. A présent sans adresses, nous nous raccrochons à un plan publicitaire pour nous mener à travers la ville.

Là commence une longue errance, quasi infinie, où nous nous perdons d’indications en indications. Pas plus qu’au Pérou les gens ne savent indiquer correctement un lieu. Tous les deux cents mètres, on nous fait rebrousser chemin, tourner en rond, en nous disant : l’hôtel X, bien sûr je le connais, c’est par là, dès que nous demandons confirmation à un autre passant, c’est la même réponse mais une direction différente. Nous nous arrêtons au bord de l’épuisement (nous n’avons pas déjeuné) pour prendre un en-cas vers 19h. Cela fait déjà 1h et quart que nous cherchons et cette petite pause nous fait du bien. Le serveur, serviable (c’est son rôle d’ailleurs) nous indique l’hôtel voisin. Après vérification et lecture de panneaux du type : la prostitution des mineurs est interdite ou entrée interdite aux moins de 18 ans, nous comprenons pourquoi nous ne l’avions pas vu. Un gentil monsieur nous indique de nouveaux hôtels, les matérialise sur notre plan mais peine perdue, ils n’existent pas. (Il pleut toujours au passage et nos sacs font vingt kilos). Après deux nouvelle heures d’errance et sur les conseils d’une bonne dame, nous terminons dans une youth hostel (même ambiance mais en plus soft que décrite précédemment) après avoir failli échouer dans une synagogue, le seul bâtiment accueillant à la ronde. Nous payons un peu moins cher, l’ambiance est un peu meilleure et le dortoir n’est que de 4 personnes, mais cela méritait-il plus de trois heures de marche, sac au dos ? Au moins, nous connaissons Copacabana par cœur !

Nous nous rendons compte au dîner que les prix sont extrêmement élevés, le dortoir et les repas explosent le budget, il va nous falloir partir rapidement de Rio. Le Real s’est malheureusement apprécié de 50% en deux ans par rapport à l’euro et cela se ressent. Comme nous sommes de plus en haute saison…

N.B. Pour les rigolos prêts à faire des commentaires ironiques.

Nous n’avions pas déjeuné car nous sommes montés dans le bus à 1h de l’après-midi et devions arriver à 2h à notre hôtel. Chacun sait qu’il est mieux d’avoir trouvé son hôtel et de se restaurer par la suite, surtout quand la nuit tombe.

Nous n’avons pas pris de taxi car tous les brésiliens que nous avons rencontrés auraient juré sur les fesses de leur mère (ce qu’elle a de plus précieux, pour un brésilien) que l’hôtel qu’ils nous indiquaient était à moins de 5 minute à pied. D’ailleurs ils ne connaissaient jamais une adresse précise que nous aurions pu donner au chauffeur.

Si nos sacs avaient pesé moins lourd, vous n’auriez pas eu cet article. (vraiment on vous aime pour porter 5kg de plus afin de vous écrire souvent… !)

Le lendemain, après une bonne nuit dans notre dortoir où notre « colloc’ » slovène est rentrée de boîte à 4h du matin (elle a 40 ans, les cheveux rouges, et vient pour la 6e fois au Brésil… !), nous partons découvrir la mythique Rio de Janeiro. On se croirait dans un film : les décolletés plongeants et les mini jupes (mini de chez mini on vous laisse imagnier…) côtoient les pectoraux travaillés en salle de muscu et dopés à l’albumine. Tout ce petit monde s’observe et se mate dans la ville « temple du corps ». Les moches doivent se terrer chez eux par crainte des regards dédaigneux de tous ces apollons.

Le simple maillot de bain (version slip) est de mise en ville pour bon nombre de messieurs, souvent d’un certain âge, dont la bedaine, après quelques années de bières, s’en ressent…

Nous passons la journée sur la magnifique plage d’Ipanema (beaucoup mieux que Copacabana) et admirons l’uniforme brésilien. Boxer moulant pour les hommes porté deux centimètres au dessus de Clavier dans les bronzés, et quasi-string pour les femmes. Pour ces dernières, nous avons mis plusieurs photos afin de faire plaisir à un certain Thibault qui se reconnaîtra. Même sans téléobjectif, la carte postale de mauvais goût est facile !

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Je me pose une question: qui a pris ces photos de brésiliennes ??
;-)

Anonyme a dit…

Coucou les mariés!
J'etais justement en train de regarder votre page brésilienne quand mon boss est passé pour me donner du boulot! j'ai perdu toute ma credibilité!
Bon sejour au bresil, jespere que vous allez trouver un endroit sympa pour noel!
je vous embrasse
Poypoy

Dada&Dadette a dit…

Skoni, je dois´l avouer, c est moi Edith qui ai pris ces photos... Guillaume se serait fait frappe par leurs mecs bodybuildes!!

Dada&Dadette a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.