jeudi 21 août 2008

Barberton et Mkhuze

Nous découvrons peu à peu la « culture » sud-africaine. Afrikaner pour être plus juste : le barbecue appelé ici le Braai est sacro-saint et nous rappelle les parillas argentines. Ils ne se limitent pourtant pas au bœuf et le koudou, le nyala, l’autruche et le crocodile peuvent aussi être au menu. On accompagne parfois ce menu gastronomique (les pièces de viande sont en général de 400g/personne) d’une ou deux tomates à griller pour garder un semblant d’équilibre, et, bien sûr, de bières. Le short et les crocs en plastique sont des tenues prisées, et le camping une passion pour tous (nous parlons ici des Afrikaners, blancs, descendants des boers, et donc de hollandais, d’anglais et de français protestants émigrés au XVIIe). Bref, c’est tout en finesse, et comme au petit déjeuner ils prennent du bacon, des œufs et des saucisses frites, et des hamburgers au déjeuner (les seuls plats que l’on peut commander dans les restaurants – baraques à frites du Kruger), ils ont tous une ligne irréprochable comme vous l’imaginez…

Restons mesurés cependant : leur viande est excellente et ne coûte rien, ils auraient donc tort de s’en priver. De plus, leur vin est très agréable comme les vins argentins, et nous réconcilie avec les « vins du Nouveau Monde » après nos mauvaises expériences Néo-Zélandaises. Enfin, nous avons goûté le biltong, spécialité locale délicieuse viande de bœuf séchée.

En quittant le Kruger nous nous installons pendant deux jours dans la ville de Barberton, sans aucun intérêt, mais qui nous permet de finir d’organiser notre voyage. Le seul café internet de la ville étant fermé (un samedi après-midi à 15h, no comment), nous toquons à la porte d’un Bed et Breakfast conseillé par notre LP. Le gentil propriétaire nous autorise à nous connecter pendant qu’il regarde les JO. Ouf, il nous sauve !

Nous partons ensuite pour Mkhuze Game Reserve, un autre parc animalier. La plupart des grands animaux y vivent, sauf les lions. L’ambiance amateur et reculée de ce petit parc nous séduit tout de suite. Notre bungalow est très confortable, et le camp n’étant pas entouré de barrières, les impalas et les nyalas viennent brouter juste sous nos fenêtres. C’est charmant et correspond beaucoup plus à nos rêves de logement en safari. Seul hic : dès que la nuit est tombée, on risque de croiser des hyènes en allant à la cuisine commune ou dans la salle de bains. Elles rôdent tout près et nous réveillent de leurs hurlements stridents « ouh-hii ». Le matin nous cherchons les empreintes sur le sable… Inutile de dire que nous évitons à tout prix les expéditions nocturnes. La vieille peur instinctive des bêtes sauvages ressurgit bien vive en nous !

La réserve est en fait peu peuplée et nous ne voyons jamais plus d’animaux qu’en restant confortablement installés sur notre terrasse. La rivière est proche et les antilopes viennent souvent s’y abreuver.

Quelle expérience tout de même de pouvoir se promener le long de la rivière, seuls, sans ranger, à pied, et d’entendre les mille mouvements dont bruissent les fourrés. Nous ne croiserons guère que de nouvelles antilopes mais la crainte de tomber nez à nez avec un éléphant, un buffle ou un rhinocéros donne une autre saveur à cette jolie balade.

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