Nous en profitons pour réhabituer nos organismes fatigués à la nourriture occidentale, aux légumes, à la crème, au lait, à la viande, toutes ces choses que nous n’avons mangées qu’épisodiquement depuis notre départ. Nous aimerions si possible échapper à la maladie du retour qui touche souvent les voyageurs au long cours.
Nous avons choisi cet endroit pour pouvoir sortir un peu de notre voiture et marcher un peu, ce qui est loin d’être évident dans ce pays. Il n’est pas recommandé de se balader dans les villes à pied et encore moins dans les réserves.
Nous partons donc sur le « self-guided wilderness trail » qui parcourt les hautes herbes situées entre l’estuaire et la mer. A l’entrée, un panneau nous avertit que nous risquons de tomber sur des léopards, des crocos et des hippos. Le parc décline bien sûr toute responsabilité.
Nous nous enfonçons donc dans les hautes herbes, un peu étonnés. Nous pensions croiser des dizaines de touristes ravis de pouvoir se dégourdir les jambes et nous ne croiserons personne en plus de deux heures de balade. Manifestement, la marche n’a pas trop la cote ici.
Nous nous baladons dans des paysages très verts et profitons de la solitude dont l’impression est renforcée par un fort vent. Au bout d’une demi-heure, nous tombons sur ce panneau…
Celui-ci nous fait beaucoup moins rire, mais épris d’aventure, nous passons outre. De l’autre côté des barrières électriques nous attendent des impalas et un Waterbuck, antilope de 200 à 300kg dont nous passons relativement près. L’objectif de cette incursion hors de la réserve est d’arriver jusqu’à l’estuaire… que nous ne verrons jamais. A 20 mètres en avant et sur notre droite retentit soudain un grognement si grave qu’il ne peut appartenir qu’à une grosse bête. Hippo ? Rhino ? Une bête antilope ? Nous ne saurons jamais mais rebroussons fièrement chemin, la tête haute, heureux de montrer notre courage à cet animal. Qui, sans être doté d’un courage exceptionnel, aurait osé tendre crânement son dos à une bête féroce ?
De l’autre côté de la barrière nous reprenons le chemin qui traverse la réserve. Nous y rencontrons de nouvelles impalas, des zèbres peu craintifs (il semble que ce soit les seuls animaux plus impressionnés par les voitures que par les bipèdes que nous sommes), des gnous, des singes et de nouvelles races d’antilopes non identifiées qui détalent à notre approche.
Nous ne nous attendions pas à marcher sur un terrain habité et sommes donc ravis de ces rencontres.
Le lendemain nous faisons un tour en voiture dans la réserve. Des plages magnifiques et sauvages nous attendent à Cape Vidal, ainsi qu’une piste au milieu des marécages. Nous admirons des hippos, d’innombrables phacochères, de nouveau buffles, des antilopes dans ces paysages vraiment superbes qui font la réputation de Santa Lucia.
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