mardi 9 octobre 2007

Arrivée à Bamako...


Arrivés au Mali à 3h du matin heure locale, (cinq heures du matin pour nous), nous retrouvons sans encombres Abdoulaye, le chauffeur de M. Regnier Vigouroux. Ce dernier est un oncle éloigné de Guillaume, très intéressant, qui nous accueille gentiment chez lui alors qu’il n’arrive au Mali que fin octobre.
Nous traversons Bamako endormie, enfin presque… Avec le ramadan, beaucoup de Maliens sont encore debout à cette heure, en train de bavarder ou de marcher vers des destinations inconnues.
Malgré son expérience au Burkina, Edith est quand même saisie par la saleté et l’aspect un peu misérable des habitations et magasins dans Bamako. De nuit, c’est pire, et il n’y a pas la couleur, le monde, le bruit, l’agitation et les sourires pour compenser !
Exténués, après une très mauvaise piste, nous arrivons chez Monsieur Vigouroux, à 15km environ de Bamako. On est tout au bord du Niger, magnifique et grandiose (la Seine est vraiment ridicule à côté!). La maison est à la campagne, relativement isolée, à un quart d’heure à pied du village d’à côté : Kalabambougou.



Les premiers jours, on essaie juste de s’adapter, et de comprendre ce qui a bien pu nous pousser à venir pendant un mois dans ce pays de … Franchement, c’est vraiment peu accueillant au début, il faut s’acclimater à la chaleur, à l’inconfort, au manque de choix dans la nourriture (riz-pâtes-pommes de terre, et on recommence !), à être partout et tout le temps sollicités (« toubabou »! crient les enfants en nous voyant…). Mais heureusement, on découvre qu’on est relativement adaptables, et dès le deuxième jour, nous nous sentons presque « chez nous ».

M. Regnier Vigouroux a crée une association (ALAD) il y a vingt ans, pour améliorer la vie du village à côté : formation des femmes à la poterie, à la teinture des tissus, création d’écoles, etc… Une jeune française de notre âge est en ce moment en stage auprès d’ALAD. Floraine est vraiment adorable, on dîne avec elle tous les soirs, et on fait des courses et des sorties ensembles le week-end. C’est très sympa, parce qu’on à beau dire, pouvoir partager ses impressions et ses réflexions avec une blanche qui nous comprend, c’est précieux ! On passe aussi du temps avec Cléo, la voisine (française) de M. Regnier Vigouroux, qui a décidé de faire sa vie au Mali. Elle a une maison super luxe avec climatisation et piscine… Un havre de paix et de repos ! On va se ressourcer là-bas avec Floraine régulièrement…



Pour le moment on a principalement été se balader dans des marchés. Tout ceux qui ont déjà voyagé dans des destinations « du sud moins développé » peuvent imaginer l’aspect, et surtout l’odeur de ce qu’ils appellent une boucherie… Un local où la température dépasse les 30°, et où les mouches ont élu domicile. Heureusement, les conditions d’hygiène sont préservées grâce aux bouts de cartons sur lesquels les gigots et autres abats sont disposés… Un délice !!



Nous avons également visité le musée de Bamako, très bien fait. Notre guide nous a quelque peu éclairé sur les traditions des différentes ethnies qui composent le pays (Bambara, Dogon, Sénoufo, Peuls, Touaregs, etc), et sur l’usage des fameux masques. Il nous a fort gentiment rassuré, l’intégralité des objets présentés au musée sont « dégrigrités » avant d’être exposés. Heureusement car la seule vue de certains masques aurait du nous tuer sur place et particulièrement Edith, en tant que femme.


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