Arrivée à Tombouctou le dimanche matin. Les guides locaux nous donnent le la immédiatement : on nous demande tout simplement de payer 15 fois le prix normal pour parcourir les 7km séparant le port de Tombouctou… Après force négociations et une panne de voiture avant même de démarrer, nous arrivons à l’hôtel Camping (d’une propreté égale à celui de Cadaquès, comprenne qui pourra…) , à 20min à pied du centre de Tombouctou.
Tombouctou est une ville mythique mais peu de gens, parmi ceux capables de la placer sur une carte savent pourquoi, (nous inclus !)… Cette cité fondée au XIIe siècle par les Touaregs voit son influence grandir à la fin du XIVe siècle et devient le point de rencontre entre les marchands d’or de la forêt Akan (Sud du Ghana et de la Côte d’Ivoire) et les marchands de sel en provenance de Taoudenni, en plein cœur du Sahara. Grâce à son importance commerciale, elle devient un important centre culturel islamique ; de nombreux manuscrits anciens et de fameuses écoles coraniques témoignent de ce riche passé. Depuis la conquête Marocaine au XVIe et le développement des routes maritimes, la ville est en déclin. Le premier Européen revenu vivant de cette ville qui faisait rêver l’Occident n’y a pénétré qu’en 1828 et a touché la prime de la Société de géographie offerte au premier Européen ayant pénétré dans Tombouctou. (René Caillié, un français : Cocorico ! Les Rosbeefs en avait envoyé un qui a été assassiné par les Touaregs à son départ…) Elle vit aujourd’hui beaucoup du tourisme. Les constructions sont pour beaucoup en pierre de taille, ce qui change agréablement du banco et les portes sont joliment ouvragées.
La ville est cependant aux portes du désert, il y faisait 40 degrés quand nous y étions (début de la saison froide) et quand le vent souffle, on comprend l’intérêt des turbans…
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