vendredi 6 juin 2008

Sukhothai, la Cité du bonheur


Après les temples anciens de Chiang Mai, nous partons pour les ruines de Sukhotai, celles de la capitale d’un empire rival des Khmers, entre le XIIIe et le XIVe siècles.
Le royaume de Sukhothai marque l’émergence de la nation siamoise et introduit un art proprement Thaï.

Nous passons deux jours à apprécier les statues monumentales des bouddhas et les ruines des temples qui les protégeaient. Le parc historique est un lieu agréable, ombragé, et nous le traversons à bicyclette. Un endroit rêvé pour une telle balade et qui rompt agréablement avec les successions de temples vaguement répétitifs des semaines précédentes.
Des temples, il ne reste souvent que la base en brique mais en certains endroits, le stuc encore apparent montre le grand raffinement de la composition.

C’est la première fois du voyage que nous sommes confrontés à des éléments artistiques fins et anciens. Au Laos, au Vietnam ou à Chiang Mai, les temples dataient pour les plus vieux du XVIe mais les restaurations annuelles empêchaient de prendre la mesure de la finesse des ouvrages.


Nous sommes conquis. La brique donne de très belles couleur aux ensembles qu’elle constitue et nous sommes presque seuls pour admirer ces merveilles.

Grande innovation de la statuaire Sukhothaï, le Bouddha en marche, dont voici la photo.

Cette représentation est une véritable révolution car les nombreuses attitudes du Bouddha sont codifiées dans les textes sacrés et expriment chacune un état mental ou une action particulière.
Il doit être impérativement assis, debout ou couché et la position des mains comme des pieds est réglementée.

Cette nouvelle position est la plus grande création de l’art Sukhothaï. On ne sait si l’on y associait alors une action particulière ou s’il s’agissait de représenter le Bouddha marchant, tout simplement.

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