A l’extrémité Nord-Ouest de l’île Sud de la Nouvelle-Zélande se niche une curieuse formation, un banc de sable très étroit de 26km de long s’étire vers la mer. C’est notre destination du jour. Partis là-bas pour échapper aux foules (à force de leur échapper nous ne les avons toujours pas rencontrées à part à l’office du tourisme), nous ne nous attendions pas à une telle découverte. Ce banc de sable est un lieu privilégié pour toute une collection d’oiseaux marins, albatros, goélands, cygnes noirs… Une centaine d’espèces gravite autour de cette étroite bande.
Nous les découvrons dans un environnement splendide, terrible, une atmosphère de bout du monde, des petites baleines échouées sur la grève, on croirait voir une sorte de désert mais le cap regorge de vie. L’extrémité du cap est fermée au public pour protéger l’habitat des oiseaux, mais de belles balades sont cependant ouvertes aux promeneurs. La plage, les dunes, nous finissons par nous retrouver au milieu d’un gros grain, le vent est terrible, le sable vole, s’infiltre par toutes les ouvertures, nous fouette le visage. La pluie aussi. Et ça fait mal d’ailleurs. Sans compter que cela mouille !
Voilà ce que nous pouvions voir juste avant que le ciel nous tombe sur la tête. Cela vaut le coup de se faire saucer, non ?
Et nous qui jouions gaiement à nous prendre pour des oiseaux dans les petites brises annonciatrices de l’orage…
Voilà d’ailleurs un témoin objectif de la puissance du vent dans la région. Pour ceux qui sont allés en Terre de Feu (Antoine, si tu nous entends…) ce sont plus ou moins les mêmes arbres que ceux du Parque Tierra del Fuego que nous n’avons pas vu !
Nous nous consolons une fois secs en profitant d’une des plus belles lumières que le Pacifique nous ait offert…
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