Ils verront bien dans quatre mois s’ils ont toujours la pêche 100% du temps…
Nous volons vers Buenos Aires que nous retrouvons avec plaisir, revivant un an après nos premiers pas en Argentine, près de la gare routière de Retiro. Nous avons réussi à dégotter un hôtel très agréable, situé dans le quartier de San Telmo, quartier un peu bohème, et refuge des antiquaires. Nous profitons du wi-fi pour achever nos dossiers, passer quelques coups de fil. Nous nous offrons un spectacle de tango dans le plus ancien bistro de BA, qui se révèle assez décevant malheureusement. Beaucoup de mise en scène et peu de danse, mais le chanteur est très bon.
Par chance, ces deux derniers jours en Argentine nous laissent presque le temps de faire la transition, et de réaliser que nous quittons l’Amérique du sud.
Nous quittons, un peu nostalgiques, ce pays si merveilleux, aux gens accueillants et divers, si européens et différents à la fois. C’est sûr, travailler et vivre pendant quelques années à Buenos Aires nous fait vraiment rêver ! C’en est fini de l’espagnol, des empanadas, des Quilmes, des paysages magnifiques, des thermos et des matés, de la viande de rêve.
L’Argentine aura sans doute été le pays où nous sommes véritablement rentrés dans notre voyage, comme nous l’avaient d’ailleurs prédit les suisses d’Iguacu. Difficile de regarder les nouvelles sur Internet, difficile de ne pas abandonner la méthode Assimil, difficile de faire régulièrement les reportages pour l’enfant à l’hôpital, difficile de savoir si on est dans le budget ou pas, difficile de savoir quel jour on est, etc.
Il faut dire aussi que jusqu’à notre séjour dans l’estancia des Saizieu, nous avions un petit passage à vide, qui s’est volatilisé après nos cinq jours chez eux !
C’est l’occasion de regarder une réalité (douloureuse) en face : nous avons joué cinq fois de la guitare depuis trois mois, il est temps de prendre une décision… Nous abandonnons notre guitare dans notre hôtel de Buenos Aires, à un français tout juste abordé (« bonjour, ça va, vous êtes français ? vous voudriez une guitare… ? »). Eberlué, ébahi, ébaubi, il accepte, pensant la troquer contre une percussion. Nous lui proposons par la même occasion le Lonely Planet Argentine, et cinq ou six bouquins en anglais, français et espagnol. Adieux nos rêves de grands guitaristes… ! Mais quelle légèreté nouvelle, il ne nous reste que 2 gros sacs à dos et un eastpack.
L’Argentine que nous aimions déjà tant nous a à nouveau offert de magnifiques paysages, des smoments inoubliables. Notre seul petit regret est d’avoir trop couru, à cause des kilomètres, nous manquions de temps et d’énergie pour rencontrer vraiment des Argentins et sortir des sentiers battus. Tout ne peut pas être parfait, et nous avons déjà été tellement gâtés !
Avec l’Argentine, nous quittons l’Amérique du Sud et clôturons une page de notre voyage. La Nouvelle-Zélande sera une parenthèse avant d’aborder une longue phase asiatique. Nous quittons donc cette zone et la facilité de communication qui l’accompagne : notre espagnol bancal nous permettait d’être compris de tout le monde et nous savons qu’il n’en sera pas de même en Asie. Il nous faudra trouver une autre manière de communiquer…
Dernière chose : Courez-y !
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