Notre bus part à trois heures du matin, et nous devons donc squatter le hall de l’hôtel pour somnoler jusqu’à deux heures et demie du matin. Les chambres en Patagonie sont un peu trop chères pour qu’on en prenne une pour une si courte nuit. Rappelons qu’elles commencent rarement avant minuit- une heure…
La nuit est donc épuisante, puisqu’à 7h du matin nous arrivons à Rio Gallegos où nous devons changer de bus. Finalement, après avoir crevé sur une piste, passé deux frontières (on passe par le Chili pour aller en Terre de Feu) et traversé en bac le mythique détroit de Magellan avec un vent inimaginable, nous arrivons exténués à 10h du soir à Ushuaïa.
Ca y est, nous sommes au bout du monde, finis les bus de 24h qui ponctuaient (un peu trop) régulièrement notre vie depuis Rio de Janeiro… ! Pour ceux qui seraient tentés de faire la même chose (Rio-Ushaïa en bus) : n’hésitez pas à prendre un avion ! C’est vraiment très long et parfois fastidieux. Mais nous sommes au bout, tout va bien.
Nous sommes sauvés par des rabatteurs qui avaient disparus depuis le Pérou et qui nous permettent de trouver un hôtel à un prix correct en deux minutes (le temps moyen si nous tournons à pied avec nos sacs varie entre 30min et 2h). Génial !
Nous dînons avec deux retraités français adorables avec une pêche incroyable pour leurs trois mois en Amérique du Sud. Ils sortent de 40h de bus, chapeau !
Enfin c’est le repos bien mérité et terriblement nécessaire.
D’Ushuaia, nous n’aurons finalement pas vu grand-chose. Nous sommes rattrapés par les dossiers de majeures qui paraissent, il faut le dire, un peu décalés depuis le bout du monde… Le mien compte une dizaine de pages, celui d’Edith est difficile car il est prévu pour des étudiants sortant de stages d’alternance… Deux jours complets ne sont pas de trop pour les remplir, mettre à jour ce blog, répondre aux vieux mails que vous nous avez envoyés, lire la presse… Nous sommes finalement ravis de nous poser un moment avant d’attaquer la Nouvelle-Zélande.
Heureusement on nous a beaucoup dit que cette ville valait plus par sa situation géographique que pour elle-même. Petite déception tout de même, Ushuaia ne donne pas sur la pleine mer et l’Antarctique mais sur le canal de Beagle. En face il y a donc des montagnes qui diminuent l’impression de fin du monde que l’on peut vraiment ressentir dans la partie Nord de la grande île de Terre de Feu.
1 commentaire:
Mais c'est fini de se plaindre !! Pensez à ceux qui sont dans leurs bureaux... Au pire, prenez vous un jour de repos (genre le dimanche) pendant le carême pour tenir le coup !!
Sinon, bravo pour les photos, ça envoie du lourd :)
Et amusez vous bien !
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