Le lendemain nous retournons non loin de là pour profiter d’une splendide plage, à nouveau très sauvage, aux superbes formations rocheuses creusées par la mer : des arches, des grottes, qui se découvrent à marée basse et sont envahies par les eaux à marée haute. Bien que la marée monte, nous décidons de tenter la balade le long de la plage, qui n’est censée être ouverte que deux heures avant ou après la marée basse.
Nous retroussons le bas de nos pantalons, choisissons le moment propice pour longer en courant l’énorme rocher déjà léché par les vagues, et passons de l’autre côté ! La suite est un peu plus ardue, puisque les seules traces encore visibles se dirigent vers la pleine mer afin de contourner d’autres rochers. Impossible de continuer sur la plage inondée mais, têtus, nous finissons par trouver un « passage », sorte de sentier à travers les herbes piquantes qui couvrent le haut du rocher qui nous barre la route.
Balade magnifique, avec le côté excitant de ne pas savoir si l’on va arriver au bout ou devoir courir en sens inverse pour ne pas se faire bloquer pendant quatre heures dans les dunes de sable par la marée montante…
Nos deux nuits dans notre caravane aménagée pour romanichels nous reposent bien (nous dormons moyennement bien sous la tente !). Nous en profitons au maximum, et aussi de l’électricité, denrée rare à l’état sauvage, qui nous permet entre autre de « blogger » car nous pouvons recharger l’ordinateur. Les gens du camping nous laissent gentiment dépasser l’heure de « check-out », 10h selon le règlement. Nous sommes de façon générale assez peu respectueux de cet horaire (le même qu’en Argentine). Quand on n’a pas de maison, on aime bien ne pas se faire expulser à 10h du matin chaque jour de ce que nous considérons comme notre « chez-nous » du moment. Souvent, les réceptionnistes sont gentils et compréhensifs, heureusement.
Nous avons toujours considéré également que les parties communes mises à disposition (cuisine, pièce à vivre, toilettes, etc) nous étaient ouvertes la journée du check-out, jusqu’à notre prochain bus par exemple, ou l’heure de départ que nous nous fixons. Et cela n’a jamais posé de problème. Jusqu’à aujourd’hui... Alors que nous étions tranquillement installés sur une des 3 tables de pique-nique et dans la pièce commune (trois canapés vides restants) pour finir notre déjeuner et envoyer nos derniers mails (il est 14h30), une furie vient nous engueuler comme du poisson pourri (pardonnez-moi l’expression, mais c’est le minimum pour qualifier l’état d’excitation et le ton employé par une des trois propriétaires du camping).
Elle nous envoie quasiment nos ordures à la figure, et nous somme de partir sur le champ, nous accusant d’utiliser le système, car nous aurions dû déguerpir du camping dès 10h du matin. Nous utilisons les installations mises à disposition en dehors des horaires auxquels nous y avons droit : à partir de 10h jour du départ, interdiction d’aller aux toilettes, de prendre de l’eau, de s’installer dans un des innombrables canapés vides de la pièce commune, etc… Cela vous paraît peut-être normal vu de loin, mais à nos yeux de SDF habitués aux ambiances arrangeantes des hôtels peu chers ou camping bas de gamme, nous sommes estomaqués ! Nous décampons abasourdis, faisant comprendre à la bonne femme dans un mauvais anglais qu’elle exagère de traiter des clients de cette façon.
2 commentaires:
Il y a de la censure ?
En tous les cas, c'est assez drôle vu de Paris comme mésaventure même si dans mon expérience personnelle, je n'ai jamais eu ce genre de trucs !
en effet nous preferons censurer les robots qui postent des liens vers des sites peu recommendables...
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