Nous prenons la route vers le sud le lendemain matin, il nous reste seulement 10 jours pour boucler notre trajet jusqu’à Christchurch, et nous en sommes à peine à un quart des kilomètres ! Nous roulons donc vers le sud en longeant la côte ouest de la Nouvelle Zélande, partie peu peuplée, reculée, sauvage et splendide.
Les routes Néo-Zélandaises se rapprochent plus de celles d’Argentine que de celles de notre beau pays, extrêmement bien équipé, nous en sommes désormais convaincus ! Dans le meilleur des cas, la qualité du revêtement est du niveau d’une départementale de chez nous (au niveau du panneau « trous en formation »), et comme le pays est très montagneux, la vitesse est souvent plus proche du 60km/h que du 100 réglementaire. Il faut ajouter aux virages les nombreux travaux effectués en ce moment, qui permettent de rouler régulièrement pendant quelques centaines de mètres sur piste ou sur une tonne de gravillons, ralentissant le rythme à 50km/h. Pour couronner le tout, les Néo-Zélandais n’investissent que rarement dans des ponts à double sens, c'est-à-dire à deux voies, comme la route ; ce sont quasiment toujours des « one lane bridge » qui permettent de traverser les nombreuses rivières du pays, et de préférence à la sortie d’un virage serré (vitesse conseillée 15km/h) pour être sûr de réduire la visibilité de celui censé céder la priorité au maximum. Le pire que nous ayons vu : un one lane bridge sur lequel vous pouvez croiser non seulement une voiture arrivant d’en face, mais aussi un train. Et il n’y a pas de refuge sur les côtés… Mieux vaut avoir de bons yeux.
Nous nous arrêtons en route à Punakaiki pour admirer les Pancakes Rocks, des empilements de fines strates de roches qui font effectivement penser à des piles de crêpes géantes. Cette roche relativement tendre a en plus été creusée par la pluie et la mer, formant des creux, des grottes, des souterrains impressionnants. Malheureusement nous sommes là à marée basse et ne pouvons attendre la marée haute qui nous aurait permis d’admirer les blow holes, des trous sous lesquels la mer passe et resurgit à toute force provoquant des geysers lorsque la marée est haute.
Nous dormons près d’un superbe lac près d’Hokitika, toujours sur la côte ouest.
Le lendemain, nous admirons des gorges creusées par une eau bleue superbe et Franz Joseph Glacier.
Cette journée est un peu étrange, fatigués et après avoir admiré tant de superbes glaciers en Argentine, nous nous rendons compte que nous avons un peu une réaction d’enfants gâtés face à cette nouvelle merveille. Nous luttons contre cette espèce de lassitude qui semble nous envahir pernicieusement ce jour là. Pas si facile.
Nous dormons le soir dans un nouvel endroit splendide, Gillespies Beach, une des plages les plus sauvages que nous ayons vues de notre vie, envahie de troncs mort rejetés par la mer.
Les sandflies nous gâchent un peu notre plaisir. Ces petits insectes à peine plus grands que des moucherons ont une morsure sauvage et une appétence particulière pour nos chevilles. C’est la plaie des plages de la côte Ouest de la Nouvelle-Zélande. On croise parfois quelques rares aventuriers en short ou pire en maillot de bain prêts à sacrifier leur peau pour la rôtir. Elles pullulent et nous sommes obligés de recourir à la bonne vieille méthode africaine pour ne pas vider nos bouteilles d’anti-moustique : pantalon rentré dans les chaussettes et chemises à manches longues : très stylé !
1 commentaire:
Aaaaah! Le one lane bridge où l'on croise le train fait définitivement peur!
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