lundi 10 mars 2008

Arrivée à Manille

Après deux changements d’avion, et quasiment 24h de transports, nous arrivons à Manille à minuit heure locale, il est pour nous cinq heures du matin et nous nous étions levés à 5h30 du matin pour attraper notre avion Christchurch - Auckland… Dans une forme olympique, nous récupérons nos bagages arrivés miraculeusement jusque là, seul un tapis de sol manque à l’appel, et nous l’oublions vite !

Même à minuit, l’aéroport grouille de monde et de vie, le bruit des cris « ching chong wou chi hou » est assourdissant. Suivant les conseils du Lonely Planet, nous ne prenons pas les premiers taxis en vue, deux fois plus chers, mais parcourons 50 m à l’extérieur de l’aéroport pour en attraper un. La présence rassurante des nombreux policiers qui gardent les abords n’est pas de trop : arriver à la nuit noire dans un pays sous développé est souvent peu rassurant, à cause notamment du peu de lumière.

Nous montons dans un taxi ; le policier le plus proche, suivant la procédure habituelle, note la plaque d’immatriculation.

Nous retrouvons un peu effarés la pauvreté ambiante : des gens dorment partout par terre dans les rues, souvent des enfants ou des familles entières. Le taxi nous demande de verrouiller les portières lorsqu’une moto louche passe à hauteur de la voiture. Des enfants mendient au feu rouge en tapant à la vitre.

Nous arrivons finalement dans la ruelle de notre hôtel, peuplée elle aussi de dormeurs louches, alors que nous sommes au cœur du quartier touristique… La Pension Richmond nous propulse en quelques instants vers l’Afrique. Non, c’est un peu exagéré, mais notre chambre est vraiment moche, et la salle de bain très peu attirante. La chaleur (supportable rassurez-vous) que nous avions oubliée, nos moustiquaires indispensables, et le choc de la traversée de la ville contribuent à nous remémorer notre arrivée à Bamako.

Le lendemain après une nuit bien méritée, le réveil est difficile. Comme lors de notre arrivée en Afrique, nous nous demandons ce qui a bien pu nous pousser à venir ici, sachant bien que cette impression se dissipera bientôt. Mais pour le moment, c’est clairement elle qui domine ! Arriver dans une grande ville si peu accueillante est très déroutant, on se sent tout petit.

Après une bonne douche froide, nous partons explorer la ville. De jour, comme nous l’espérions, tout nous paraît plus normal. Les rues sont néanmoins sales et parsemées d’obstacles pour les piétons (absence régulière de trottoirs, trous, travaux, canalisations éventrées…). Les sans logis, moins visibles, sont pourtant là. Bref, nous sommes ravis d’être deux et dans un quartier censé être fréquentable !

Nous nous offrons un bon resto, dans un cadre très agréable avec un service comme savent le faire les asiatiques : 5 serveurs par personne ! Ce petit havre de paix et la délicieuse nourriture nous apaisent. Toute la différence avec l’Afrique est là : si nous en avons marre de la cohue bruyant et puante, et avons besoin de calme, dans un endroit agréable avec de la bonne nourriture, nous pouvons monter en gamme dans les restaurants que nous choisissons pour nous permettre une pause… C’est un confort immense !


1 commentaire:

Anonyme a dit…

ça c'est une belle arrivée en Asie du sud est ! Profitez en bien car il fait un temps dégueu à Paris :)