Nous devons confirmer la veille de notre départ et en personne l’horaire du bateau que nous prendrons. Très pro, le type de la bicoque de plage qui sert de bureau d’enregistrement demande à Guillaume un numéro de téléphone pour nous joindre au cas ou. La bicoque est à une demie heure de notre hôtel.
Le lendemain, confiants et légèrement en avance, projetant une sympathique dernière soirée avec Marine à Manille, nous arrivons à White beach où le bateau est censé venir nous chercher. Le type de la bicoque nous fait le même coup qu’à l’aller. re free shuttle. Ce sera le tricycle cette fois. Prévoyants, nous le réclamons pour nous seuls (à deux plus nos sacs, nous sommes déjà comme des sardines !).
Arrivés au tricycle, nous nous encastrons à l’intérieur avec nos sacs sur les genoux… Evidemment il ne part pas, nous attendons deux autres infortunés qui s’installent derrière le conducteur.
Nous évitons de penser dans les descentes que les freins d’une seule moto supportent le poids de cinq personnes plus 30kg de sacs. Nous parvenons tant bien que mal à destination avec un quart d’heure de retard au port.
Arrivés à Puerto Galera, notre compagnie nous annonce tout sourire un « change of schedule ». Le bateau partira très en retard. C’en est trop, je suis hors de moi, et même si nous sommes en Asie et que s’énerver est vraiment déconseillé sous peine de faire perdre la face à votre interlocuteur, j’ai du mal à me contenir.
Guillaume exige fermement qu’ils s’arrangent avec une compagnie concurrente pour que nous partions dans le prochain bateau. Ils s’exécutent au demeurant assez facilement, et nous partons finalement. Enfin.
Arrivés à Batangas (sur l’autre île), après avoir été harcelés par cinquante filipinos hystériques attirés par notre peau blanche et qui nous proposent tout à la fois un taxi pour Manille, des cacahuètes, de l’eau minérale, du buco pie (gâteau à la noix de coco), nous montons dans notre bus. La clim et le film tournent déjà. Heureusement, car évidemment, il faut attendre que le bus soit plein pour partir. Cette fois-ci c’est une heure et demie d’attente.
Après plus de trois heures de bus et un taxi nous arrivons finalement à bon port à 21h30, soit plus de huit heures après être partis de notre hôtel. Nous avons parcouru… 180km !
Dernière soirée rapide avec Marine, le lendemain lever à 6h30 pour prendre notre avion qui décolle à 11h ; à Manille, il faut avoir minimum trois heures d’avance pour prendre son vol, et l’aéroport est à une heure de taxi sans embouteillages… Et il faut TOUJOURS compter avec les embouteillages.
L’aéroport de Manille est à l’image de la ville : déroutant ! D’abord, seuls les passagers ont le droit de pénétrer dans l’aéroport, car autrement, les familles entières (cinquante personnes) venaient accueillir les immigrés de retour au pays (OFW Oversea Filipino Workers).
(Ce que vous prenez pour un carton est en fait un bout de polystyrène recouvert de scotch, c'est une glacière ultra moderne pour les livraisons de glace à l'intérieur de l'aéroport international de Manille. En cas de frigo défaillant par exemple)
Nous devons donc sortir nos passeports et billets dès l’entrée dans l’aéroport, puis passer un premier contrôle de sécurité (rayon x et tout le tralala). Ensuite, enregistrement, puis paiement de la taxe d’aéroport. Seul hic : il est impossible de payer la taxe d’aéroport par carte bleue (alors que tous les restaurants, hôtels, magasins de mall et de duty free l’acceptent !). Après avoir tenté sans succès de tirer la somme nécessaire des deux distributeurs disponibles dans le hall de départ, on nous indique un troisième et dernier distributeur au sous-sol. Pour y accéder, nous devons sortir de l’aéroport, descendre, rerentrer au niveau inférieur (check sécurité et billets à nouveau), tirer de l’argent (ouf, ça marche !), remonter, repasser les contrôles de sécurité pour entrer dans le hall, et enfin aller payer notre taxe. Cela nous a pris 25min !
Ces deux jours de voyage n’ont heureusement pas réussi à nous fatiguer complètement grâce à notre semaine de repos, mais nous comprenons à nouveau pourquoi nous étions arrivés un peu fatigués dans notre beach resort !
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