vendredi 25 juillet 2008

Jodhpur, la ville bleue

La ville qu’on nous avait décrite comme très agitée se révèle finalement assez calme : le centre n’est pas colonisé par les boutiques à touristes et nous sommes donc relativement tranquilles.

Philippe est au fond du trou, malade comme un chien, et tout le monde (sauf nous qui connaissons bien le problème après quelques mois dans l’étouffante Asie) finit par admettre que sans la climatisation, on dort peu et mal (il aura fallut quatre jours pour convertir le reste du groupe qui ne voyait au départ pas vraiment la nécessité de s’offrir « ce luxe » que nous recherchons avec insistance).

Jodhpur est une ville idéale pour déambuler et observer des scènes de vie charmantes, le marché est un modèle du genre.

Les filles s’achètent des bracelets en verre que les indiennes portent pas douzaines, chacun vaque, lit et discute.


Nous retrouver en compagnie d’amis change agréablement de nos deux seules activités calmes : la lecture, et le blog. Nous pouvons ajouter à cela des discussions infinies idiotes ou plus sérieuses (qui nous manquaient beaucoup) et des parties de tarot bien agréables !

Guillaume de V., un autre ami, nous rejoins lui aussi ce qui constitue un groupe de huit très sympathique.

Finalement sur le groupe, les deux Guillaume, Claire, Axelle ont fait une mission avec Inde Espoir il y a trois ans, et Philippe avait passé trois mois à Delhi en stage. Nous ne sommes donc que trois à être des novices de l’Inde, et le plus drôle est que tous ceux qui connaissaient déjà se sont demandés ce qui avait bien pu les pousser à retourner dans ce pays si difficile ! Ils en gardaient des souvenirs pour le moins contrastés… Incredible India comme dit le slogan touristique ! Tous sont unanimes : on n’aime jamais tant l’Inde que depuis son canapé une fois de retour en France.

Les divinités hindoues laissent souvent perplexes, en voici une illustration.

Le lendemain après-midi nous visitons Meherangarh, le fort de Jodhpur admirablement mis en valeur par le maharaja, un homme qui paraît moderne et intelligent.

Il a crée une fondation pour entretenir l’édifice, fait embaucher du personnel vêtu de costumes traditionnels qui jouent de la musique et gardent le palais, et l’audio guide qui accompagne la visite est tout à fait remarquable : tout ceci en Inde ??

Nous sommes ébahis du professionnalisme ambiant qui contraste largement avec les autres forts. Un certain nombre de maharajas laissent même tomber leur palais en décrépitude et utilisent l’argent récolté auprès des touristes pour financer leur trépidante vie londonienne…


1 commentaire:

Unknown a dit…

Bonjour à vous les Dada, et à tous les autres en ballade avec vous !

L'Inde a l'air de faire des émules, profitez-donc en bien (même si, on l'aura compris, il fait chaud, humide et le développement tant décrié du géant indien n'est pas exactement le plus propice au voyage reposant!)

Je vous embrasse,

Amélie