mercredi 9 juillet 2008

Le palais royal de Stok et le gompa de Hemis

Au court de nos deux semaines de repos, nous avons tout de même pris le temps d’aller visiter Stok, le palais royal du Ladakh dont nous avons pu voir quelques pièces ainsi que le gompa de Hemis, l’un des plus grands et des plus beaux de la région.

Pour renouer avec la tradition Vietnamienne, nous avons effectué ces visites en moto. Il ne faut malheureusement pas se laisser prendre à son aspect, elle a péniblement réussi à nous monter au Gompa. Mais nous a permis de nous familiariser avec les vraies motos pour notre excursion suivante.

Pas de photos de l’intérieur du palais royal mais le moins que l’on puisse dire est qu’il ressemble plus à l’intérieur d’un de nos châteaux forts qu’à Versailles. En revanche, il est très bien situé et jouit d’une belle vue sur la vallée de l’Indus. En hiver, quand tous les cols sont bloqués par le neige, la famille royale se retire à Manali, à quelques centaines de kilomètres au sud.

Le superbe gompa ou monastère de Hemis est niché au fond d’une jolie vallée encaissée. On peut y admirer de beaux thangka (peinture sacrée sur tissu). Nous avons pu y voir des moines psalmodiant des mantra, ces phrases incantatoires sacrées répétées des heures durant avec des variations de ton, de rythme, des jeux de tambour et de cymbales.

Un mot tout de même sur le bouddhisme tibétain qui prévaut au Ladakh.


Il se distingue des bouddhismes plus connu avant tout par son côté chamanique et son appel à la magie. L’intérieur des temples est donc très différent. Au lieu de voir sur l’autel le bouddha dans les différentes positions classiques (prise de la terre à témoin, appelant la pluie…) On voit souvent une statue monumentale du bodhisattva (réincarnation du Bouddha) auquel est dédié le temple.

Avalokiteshvara, la divinité tutélaire du Tibet est par exemple représenté avec 11 têtes, la sienne s’étant divisée en dix à la pensée du nombre de personnes restant à sauver. C’est à lui que s’adresse le fameux mantra « Om mani padmé houng ».


On ne ressent donc pas du tout la même impression en entrant dans un temple thaïlandais empreint de paix et de sérénité et dans un temple tibétain où l’on se retrouve nez à nez avec un monstre peint en bleu et des peintures étranges.

Nous avons aussi pu découvrir trois manières de prier propres à cette forme de bouddhisme, les drapeaux à prière, les moulins à prière (à main ou fixe) et les pierres gravées.

A chaque point haut, les bouddhistes installent des drapeaux sur lesquels sont écrits des prières. Avec le vent, les drapeaux attireront l’attention des divinités qui liront ensuite les prières… Les couleurs se succèdent ainsi : vert, jaune, bleu, blanc, rouge. Ce qui donne l’impression de voir le drapeau français dix fois par jour.

Pour les moulins, le principe est le même. Tout bon bouddhiste se promène avec son moulin à la main sur lequel sont gravées des prières. En le faisant tourner, il prie tout en marchant. Pour ceux qui ont oublié le leur, il y a dans chaque village au moins un grand moulin à prière que l’on peut faire tourner en passant à côté. Dans les temples, il y en a des dizaines.

Sinon, des prières peuvent être gravées sur des pierres que l’on dépose sur un mur de pierres sèches (mani), face gravée en haut, pour donner de la lecture aux divinités. On fait le tour du mur en le gardant sur sa droite. Comme pour les moulins d’ailleurs.


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