dimanche 6 juillet 2008

Leh


Ville de 10 000 habitants nichée dans la vallée de l’Indus à 3 500m d’altitude, l’atterrissage est spectaculaire : l’avion virevolte entre les montagnes, ses ailes semblent frôler les parois rocheuses… Au loin on aperçoit des sommets enneigés de 7000m de haut qui émergent de la couverture nuageuse. C’est splendide !

En posant le pied sur le tarmac, nous sommes enveloppés par le divin silence qui règne sur ces montagnes dorées par le soleil du matin. Quel contraste avec l’Inde que nous venons de quitter.

Exténués, nous trouvons le plus vite possible une guesthouse et nous effondrons sur nos lits.

Les jours suivants se passent tranquillement : nous avons un besoin vital de nous reposer. Nous sommes vidés à tel point que nous n’arrivons même pas à lire le guide d’Inde sur les environs ou le Rajasthan, tant l’idée même de voyager nous accable !

A cette altitude, nous nous économisons le plus possible, sachant bien après nos expériences Péruviennes qu’on ne triche pas avec cela. L’air est tellement sec dans ce désert de pierre que le nez est irrité en permanence, et on se réveille souvent la nuit la gorge sèche, la langue gonflée… Heureusement, après quelques jours tout va mieux (tant qu’on ne fait pas d’effort physique !). Monter des marches nous essouffle aussitôt, et nous avons fait le test, nos battements de cœur sont beaucoup plus rapides, environ 10 à 20 de plus par minute !

(Audren)

Pour nous requinquer, nous enchaînons donc les nuits de 12h (sans aucun problème !), les journées à lire ou à buller au soleil.

Nous ne pouvons pas nous servir de l’ordinateur autant que nous le voudrions, l’électricité ne faisant pas partie des prestations de base de la ville de Leh. Les « coupures » s’étendent parfois de 10h du matin à 19h le soir…

Pendant ce temps, les trois infatigables vont faire quelques expéditions dans les villages et les monastères alentours ; nous les retrouvons pour dîner.

Notre plus grande expédition est la visite du Gompa (monastère) de Stakna en leur compagnie.

Mais nous montons aussi au Stupa (stèle bouddhiste, nous commençons à bien connaître) qui domine Leh, et visitons le Château de Leh duquel on a une superbe vue sur la vallée.

Le morceau d’Himalaya où nous séjournons est dans le Cachemire (la partie considérée comme sûre), à la frontière avec le Tibet. D’ailleurs, les Indiens, en plus de leur conflit de frontière avec le Pakistan à l’ouest sont ici aussi en conflit larvé avec la Chine qui réclame encore une partie de leurs territoires alors qu’ils en ont déjà annexé une partie. Les incidents de frontières sont réguliers entre les deux armées présentes massivement sur ces territoires.

Nous sommes donc en Inde, mais pas tellement la même que celle que nous venons de quitter. La majorité des habitants sont bouddhistes ou musulmans. Beaucoup de réfugiés Tibétains se sont installés à Leh où l’on voit fleurir les slogans anti-JO de Beijing.

Les gens ont un type plutôt Tibétain qu’Indien. Les vêtements traditionnels n’ont rien à voir avec le sari. On croise partout des moines bouddhistes, des drapeaux de prières sont accrochés aux sommets des montagnes, etc.

(Vianney)

Le bouddhisme que nous retrouvons ici n’a clairement rien à voir avec le bouddhisme du Petit Véhicule que nous venons de quitter. Des croyances superstitieuses et magiques, des divinités étranges plus ou moins monstrueuses à plusieurs bras et des bouddhas de toutes les couleurs viennent se mêler au bouddhisme traditionnel.

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