lundi 12 mai 2008

Arrivée au Laos


Nous avons failli ne pas pouvoir vous parler de ce pays. Le douanier refusait d’accepter notre billet de 50$ tout récemment acquis sous prétexte qu’il était trop usagé. Nous avons un peu trop insisté pour la sensibilité d’un douanier laotien (nous sommes cependant restés très calmes), il s’est fermé soudainement comme une huître et nous a annulé d’un énergique coup de tampon à l’encre rouge le visa qu’il venait de tamponner sur nos passeports en nous priant de revenir avec des billets en règle. Nous nous voyions déjà retourner au Vietnam.

Finalement grâce à l’aide des changeurs et d’une allemande providentielle, nous avons pu payer et obtenir notre visa. Nous l’avons échappé belle mais avons gagné un tampon de plus dans notre passeport !

Arrivée à Savannakhet, la deuxième ville du pays (il faut vraiment le savoir).

Cette petite ville sans prétention, ancien poste important de la présence française, a l’avantage d’être bordée par le Mékong que nous découvrons enfin. Splendide et immense, cependant moins que le Niger qui reste plus impressionnant.

Le contraste avec le Vietnam est saisissant. Très vite nous percevons l’atmosphère « laid back » que décrit le Lonely Planet. Devant l’ambiance qui règne, nous traduisons ce terme par calme, flegmatique, tranquille. Aucun rabatteur ou vendeur ne nous harponne dès que nous faisons un pas dans la rue. Les gens sont charmants et souriants. Ils sont aussi moins actifs de façon générale. A leur décharge la chaleur est écrasante.

Les paysages que nous avons découvert par la fenêtre du bus en arrivant sont très secs, sans rien à voir avec ce que nous venons de quitter. Les villages sont beaucoup plus modestes, la plupart (voire l’intégralité) des maisons sont en bois et toit de chaume ou de tôle. Le béton est absent. Le pays est clairement plus pauvre et traditionnel.

Pour des touristes comme nous, cela peut se ressentir instantanément dans la qualité des restaurants et des hôtels.

Nous sommes un peu déçus par nos premières expériences culinaires laotiennes. Les brochettes de poulet que nous avons voulu déguster en admirant le Mékong se sont révélées absolument infectes. C’était certainement du chien ou autre chose ! Le dîner est médiocre. Nous qui rêvions de bons petits plats, c’est raté.

La chute qualitative dans l’hôtellerie est elle aussi évidente. Certes, les chambres ne sont pas chères, mais les lits sont le plus souvent très durs, et dans ce pays l’eau chaude est un luxe pour lequel on paye un supplément. Nous disons donc adieu temporairement au Wifi et à TV5 Monde.

Pour ceux auxquels cela évoque quelque chose, pas de doute, le Laos est bien la Bolivie de l’Asie du Sud-est.

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