lundi 12 mai 2008

Si Phan Don


Signifie 4000 îles en Lao.

Cette région à l’extrême sud du pays, à la frontière avec le Cambodge, est constituée comme son nom l’indique d’une multitude d’îles sur le Mékong.

Nous optons pour Don Khong, la plus grande île, fuyant la description de la populaire Don Det, réputée être une île des backpackers fumeurs de shit. Certains restos proposent même des plats « happy », traduire aromatisés à l’herbe… Il semble en effet qu’une minorité conséquente de backpackers assimile le visionnage de vieux épisodes de Friends sur un hamac en fumant du shit dans un endroit magnifique au paradis sur terre. En oubliant parfois de se réveiller pour profiter de ce paradis de jour.


En chemin vers ces îles, nous nous arrêtons au Wat Phu Champasak pour admirer un site Khmer. L’empire des fameux bâtisseurs d’Angkor s’étendait en effet jusque là.

Nous découvrons de superbes ruines du Xème siècle, des portes finement sculptées, un temple, tout un ensemble avec une belle perspective.

Ce complexe fut crée pour honorer une source d’eau sacrée qui arrosait autrefois un lingam (phallus à portée mystique dans l’hindouisme). Aujourd’hui le site est en mauvais état mais reste superbe, et la source est toujours visible.

Nous arrivons ensuite à l’île de Don Khong où nous nous installons pour quelques jours de repos bien mérités. Nous avons passé trois jours entiers dans les transports sur les quatre derniers jours…

Surprise, nous retrouvons avec plaisir deux couples de tous jeunes retraités français (Alain, Michel, Françoise et Martine) avec qui nous avions sympathisé à Champasak. Le lendemain nous partons avec eux pour une excursion en bateau sur les îles plus au sud : décidemment, ils nous poursuivent ! Déjeuné très sympathique en leur compagnie. Ils bossaient tous chez Air France, et ont donc pas mal voyagé…

Cette petite balade nous permet d’admirer le Mékong de près, de naviguer entre les îles, et d’admirer quelques cascades sur Don Det. Le retour en amoureux alors que la lumière dore le paysage est parfaitement romantique.

Nous parcourons également notre île à vélo, moyen de balade silencieux et plus lent que la moto pour mieux admirer le paysage. Mais il fait aussi une chaleur torride et le soleil ne pardonne pas. Gros coup de soleil sur la nuque pour Guillaume.

Après nos descriptions sur les cacahuètes et les ananas (et avant celle du café), pour Alexis qui en est friand et pour tous ceux qui, comme nous, ne savent du riz que ce que l’on peut lire sur un paquet Uncle Ben’s voici trois mots sur cette céréale.

La graine pousse dans l’eau (d’où la nécessité de parfaites terrasses pour les rizières), en rang serrés. Les épis sont ensuite repiqués quand ils atteignent une quinzaine de centimètres. Une fois le riz développé, qui ressemble alors à de l’avoine, il est coupé à la faucille, et lié en gerbes. (Nous imaginions presque trouver les graines sous la terre…)

Elles passent ensuite dans une machine qui sépare la paille du grain et du son (une batteuse non moissonneuse à priori). Les grains vont ensuite sécher au soleil pendant plusieurs jours sur de grandes bâches au milieu de la route, afin de pouvoir séparer le grain blanc de sa cosse dorée.

Inutile de préciser que cette méthode requiert beaucoup de main d’œuvre. Les moissons et le repiquage sont d’ailleurs la seule période de l’année où les Laotiens travaillent vraiment.

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