Chose promise, chose due, voici à quoi ressemble une plant de café.
Il peut grandir jusqu’à atteindre la taille d’un petit arbre et produit des grappes de fruit d’abord vert, qui rougissent par la suite et desquels on peut sortir les grains.
Les étapes qui séparent le grain de votre café sont rarement effectuées ici, donc pas d’info à ce sujet…
En partant de Paksong, un monsieur qui semble avoir un peu trop bu vient nous dire bonjour avec (trop d’) affection. Il finit par se blottir dans les bras de Guillaume fort mal à l’aise, et qui commence à en avoir un peu marre des gestes d’amitié entre hommes bien différents en Asie de chez nous. Il ne compte plus le nombre de messieurs qui lui ont caressé la cuisse comme on taperait dans le dos d’un bon ami, ou le nombre de gens qui pour enjamber les obstacles entre leur sièges et la porte du bus utilisent son genou (qui dépasse certes beaucoup plus que les autres) comme appui. Les hommes ici se tiennent facilement la main ou se baladent bras dessus bras dessous. D’ailleurs nous croisons un bon nombre d’hommes assez efféminés, très maniérés, avec des voix aigues, et qu’ils ne tentent aucunement de faire paraître grave, se souciant peu d’avoir un aspect viril. Depuis les Philippines nous avons également vu un certain nombre de travestis. Ils sont toujours très bien acceptés, et ne se mettent pas en avant comme nos drag-queen. Leur place dans la société est simplement considérée comme normale, et si les gens se permettent parfois de rire un peu d’eux ou de les montrer, c’est toujours avec gentillesse et respect.
La route du premier jour n’a que peu d’intérêt, mais elle passe par beaucoup de villages authentiques. Arrivés à Paksong, capitale du café, nous croisons ce monsieur, source de notre savoir encyclopédique sur cette plante. Il est aussi professeur d’anglais où il affiche un niveau correct de seconde, et siège au comité d’enseignement de la ville. Les plantations de café agrémentent utilement ses revenus.
Le lendemain, nous faisons route vers Tat Lo, célèbre pour ses chutes d’eau, le long d’une route superbe mais en jouant au chat et à la souris avec la pluie. Elle nous rattrape tant bien que mal, prétexte utile à un arrêt dans une famille : nous profitons des pilotis de leur maison pour nous abriter. Ti’Marsu joue la star auprès des enfants et s’évade avec eux à l’étage.
Nous traversons une multitude de petits villages très propres (il faut le souligner car c’est exceptionnel dans ce genre de pays) où les enfants nous lancent au passage des « Sabaidee » surexcités. Mêmes leurs parents semblent contents et légèrement curieux de nous voir, et nous recevons les sourires les plus accueillants qui nous aient été donnés depuis le Mali, et pourtant la concurrence est rude!
L’arrivée au bord de la rivière qui traverse Tat Lo est très reposante et nous permet d’organiser notre journée du lendemain : nous partons à dos d’éléphant !
1 commentaire:
Salut à vous les Dada,
J'avais visité au Brésil à côté de chez nous une fabrique de café qui séchait et torréfiait les grains avant de les moudre ou de les lyophiliser (dans ce cas, on prend les grains les moins murs (donc encore rouges si ma mémoire est bonne...)
J'ai des photos à vous montrer si cela vous intéresse "vraiment" !
Bonne suite de périple,
Amélie
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