Vous êtes vous déjà demandé comment nous faisions pour conserver une coupe de cheveux présentable ? Sans doute non, mais vous allez avoir droit à l'explication...
Et bien la réponse est simple, nous allons chez le coiffeur. Mais pas n’importe quel coiffeur.
Cette fois, à Pakse, nous y sommes allés ensemble. Nous sommes reçus dans une boutique peu éclairée par deux femmes au sourire avenant avec lesquelles nous discutons de la prestation et du prix. Nous optons pour un shampoing-coupe dont nous nous souviendrons longtemps.
Les femmes se mettent au travail. Edith est appelée la première à s’installer sur une sorte d'ancien fauteuil de gynécologue couronné d’une vasque qui permet d’effectuer les shampoings.
Edith étant maintenant à sa merci, le bourreau des crânes commence à officier. Oubliez tout ce que vous connaissez sous le nom de massage…
L’énergique laotienne met tout son cœur à planter ses ongles (qu’elles porte long) dans son cuir chevelu pour y creuser des sillons semi-circulaires. Je la rejoins bientôt sur l’échafaud voisin pour y subir le même traitement. Comme ce jeu idiot, le fameux pouilleux massacreur, qui nous occupait enfants, notre patronne, en bonne paysanne, après les sillons des labours passe au temps des semailles. Elles nous plante ses grands ongles verticalement sur la tête ce qui provoque des picotis assez désagréables. Nous restons stoïques mais le sourire commence à poindre. Alors, pour nous épargner la vue de la mort, elle nous place une serviette sur le haut du crâne et les yeux qu’elle commence à nous enfoncer légèrement dans les orbites avec ses pouces. Sans savoir quel chacra cette manipulation est censée ouvrir, nous souffrons en riant. La serviette descend par la suite pour recouvrir le haut du crâne et la nuque et amortit vaguement une succession de coups assénés vivement du tranchant de la main.
15 minutes se sont écoulées, Edith est sauvée et passe au rayon coupe. De là, elle me soutient dans mon épreuve car il me faut patienter le temps que la coiffeuse se libère. Cruella s’en charge en m’administrant le traitement plusieurs fois de suite. Le shampoing, l’après shampoing, le conditionner… Trois fois plus de raisons de souffrir inutilement. Elle invente alors une nouvelle torture et tente sans succès de m’arracher les oreilles en partant du lobe de ses ongles pointus. Raffinement suprême, elle passe sa serviette son mon menton pour l’y frotter vigoureusement en m’arrachant la barbe. Cette dernière torture me fait exploser de rire de douleur et elle finit, tranquille, son délicat massage, persuadée que son client a fortement apprécié.
Pendant ce temps, Edith, à la recherche d’un dégradé, se voit transformée en jeune asiatique. Ses cheveux sont sculptés avec adresse et la font ressembler au choix entre Jeanne d’Arc ou un mannequin asiatique. Après maintes tentatives pour éviter l’irréparables, elle finit avec une frange d’un effet douteux, mais suffisamment mal faite pour qu’elle disparaisse rapidement.
Ma coupe se passe sans problèmes, à part cette fâcheuse tendance déjà aperçue aux Philippines de raser très haut la nuque.
Un moment fort sympathique qui ne nous a cependant pas donné envie d’approfondir les massages laotiens…
4 commentaires:
COUCOU les amis;
Merci pour vos recits palpitants!
Edith ta coupe te va à merveille! tres fashion!
Vous avez la réponse à votre devinette?
Gros bisous et continuez a bien profiter de votre périple!
Poypoy
Je tente: un pont d'une route très fréquentée sur lequel passent des 4x4 ou un astucieux système de pêche :)
Alexis
Bonsoir les jeunes !!
Merci encore pour tous ces posts !
Edith, c'est très courageux d'avoir joué le jeu de la coutume locale et d'avoir ainsi prêté tes cheveux à la massacreuse laotienne.
Pour l'énigme, j'opterais volontiers pour un savant système traditionnel de pêche... Qu'en est-il en réalité ?
Je vous embrasse, kuku
Edith, change rien, tes cheveux, ca cartonne!
j'opte pour un barrage pour faire une enorme piscine...
eclatez vous bien pour la suite,
ciao
xav
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