mardi 11 mars 2008

Sapang


Dès le lendemain nous allons nous balader dans un marché avec Marine et Marie, puis nous partons en fin d’après midi avec Marie pour sa mission à Talim Island. Après deux heures et demie dans Manille aux heures de pointe, un minibus et un bateau attrapé de justesse (le dernier) nous arrivons à Saint Damien dans le village de Sapang.

Nous sommes accueillis dans une branche de la communauté de Tibériade originaire de Belgique. Un laïc entouré de volontaires anime ici plusieurs actions : atelier d’artisanat de bambou, évangélisation et animation pour jeunes, bibliothèque et clinique au village.

Marie, qui est infirmière de formation, aide à la Clinique mais aussi à la Bibliothèque et au jardin.

Nous découvrons peu à peu comment fonctionnent toutes ces actions menées en parallèle. Un couple de volontaires Belges est présent pour deux ans.

Chloé est médecin à la clinique, Dominique tente de développer les débouchés et les créations de l’atelier de bambou. Au village, tout le monde vit plus ou moins de pêche et de l’exploitation des bambous qui couvrent l’île.

Ils confectionnent des chaises, des bancs, des cages à poule… Et en général leur créativité s’arrête là. L’atelier géré par l’association a développé des objets plus originaux : des bougeoirs, des lampes, des plateaux, des crucifix, et tente de vendre certains produits en Belgique.

Kuya Nick est formé par la communauté en Belgique et se charge de l’animation pour jeunes : camps de jeunes, évangélisation aux alentours et dans les familles des jeunes. Des temps de prières et d’adoration rythment la vie des quelques ados qui vivent là en permanence.

Nous sommes soulagés de quitter enfin l’épuisante Manille, et de retrouver la campagne en compagnie de gens accueillants, et catho ! A Sapang, les gens vivent simplement, mais décemment sauf exception. Beaucoup ont la télévision, quasiment tous ont l’électricité, et les pompes à eau ne sont pas trop éloignées. Le village est raisonnablement propre, surtout depuis que l’association a lancé un service de ramassage des déchets.

Nous allons également visiter l’école. Les enfants ici sont fanatiques de photos, ils posent comme des gravures de mode. Lorsqu’ils mettent leur main sous le menton, le pouce et l’index en forme de L, cela signifie « je suis une star et un beau gosse ».

Dominique, qui est en fait professeur de théologie en Belgique, nous entraîne dans des conversations passionnantes sur la vie de Saint François (la communauté de Tibériade est proche des Franciscains).

Ces trois jours sont aussi l’occasion de constater l’efficacité des climatisations des mall. Les Filipinos sont comme les Américains, et utilisent la climatisation non pas pour atteindre une température agréable, mais celle d’un frigo. Nous passons chacun une après-midi alités afin de nous remettre d’un rhume carabiné.

Nous apprenons nos premiers mots de Tagalog en compagnie de Marie qui le parle remarquablement pour un mois et demi de pratique. Les titres Kuya et Ate (prononcer até) signifient grand frère et grande sœur, et sont employés envers les gens plus âgés comme signe de respect.

Nous échangeons beaucoup avec Marie sur sa mission, les difficultés d’être seule sur une île à la campagne, et son prochain mariage.


Nous sommes mis au courant de certaines coutumes ou pratiques étonnantes. Les Filipinos sont fans de karaoké, et le pratiquent à toute heure de la nuit le w-end. Ils semblent avoir une résistance à la fatigue sans limite, se couchant parfois à 11h du soir pour se réveiller à 5h. Il est vrai que la siesta est sacrée, mais tout de même. Nous sommes obligés de rentrer dans le rythme involontairement…Pour tous ceux qui pensent que les coqs chantent au lever du jour, sachez qu’on vous a menti : ils chantent juste avant le lever du soleil (4h30 environ), et ne cessent qu’au bout de deux heures de cocorico acharnés ! Reposant.

Marie nous apprend aussi que les filles se marient toutes enceintes, cela ne se passe jamais dans l’autre sens. Les gens nous demandent d’ailleurs en permanence si nous n’avons pas de bébé.

Enfin, les Filipina sont persuadées que les laits en poudre enrichis en vitamines qu’elles voient en publicité à la télé sont meilleurs que leur lait maternel. Les femmes qui peuvent se le permettre financièrement n’allaitent donc jamais leurs enfants

Nous renonçons finalement à acheter la petite lampe en bambous très jolie que nous avions choisi comme souvenir : il manque le tissu intérieur. Dommage !

Manille

Tous les pires adjectifs sont là pour qualifier Manille, répugnante, miséreuse, suffocante, irrespirable, polluée, assourdissante, dangereuse…

Même si nous nous rendons vite compte de la véracité de ces descriptions, nous parvenons cependant à trouver notre compte. Les Philippins sont extrêmement accueillants et souriants ce qui permet de compenser largement. Alors que nos trois semaines de Nouvelle-Zélande nous avaient quasiment privé de contacts avec la population, nous retrouvons ici les conversations de rue si étonnantes et enrichissantes. Parfois tristes. Dans le principal parc de Manille, refuge des sans-logis le jour, nous rencontrons Paul, sans logis depuis maintenant 4 ans. Son histoire est aussi simple qu’elles est triste. Il nous raconte dans un anglais impeccable sa vie d’avant, lorsqu’il travaillait dans la publicité et la communication. Il a été surpris par un grave problème de santé, mais cotisait heureusement à une assurance privée. Il a donc eu les moyens de se faire soigner, mais maintenant il n’a plus rien et vit d’expédients avec sa femme et ses deux jeunes enfants.

Son niveau d’études, sa connaissance de l’actualité internationale et sa maîtrise de l’anglais nous étonnent et nous rendent un peu sceptiques sur le fonctionnement du marché du travail philippin. Il nous raconte ce que nous avions déjà lu dans notre guide, mais de la bouche d’un local, cela prend une autre proportion. Evidemment le gouvernement est corrompu, mais il mène aussi une politique court-termiste parfaitement suicidaire. Il encourage très vivement l’émigration de son personnel qualifié (infirmières, électriciens, maçons, …) afin de récupérer des devises. Ils manquent cependant cruellement de cette main d’œuvre et le pays se vide de plus en plus. Mais le gouvernement salue publiquement ceux qui « ont eu le courage de partir ».

Triste politique mais qui fait le bonheur de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande ou des Etats-Unis qui bénéficient d’une main d’œuvre formée, expérimentée (les émigrants doivent avoir au moins une année d’expérience) et prête à travailler sans trop rechigner.

A la différence paraît-il d’autres grandes villes d’Asie toutes aussi sales et assourdissantes, Manille n’a plus beaucoup de trésors culturels à offrir. Elle a été intégralement détruite en 1945 lors de la bataille qui y a opposé Japonais et Américains. Les voyageurs la décrivaient comme le Paris de l’Asie, mais elle a perdu sa splendeur. Il reste quelques bâtiments coloniaux espagnols dans Intramuros cœur historique de la ville. Ils sont en piteux état et ne présentent pas grand intérêt. Il n’y a donc pas de beaux endroits qui puissent être des refuges pour les sens sans cesse agressés par la laideur, la saleté, les bruits et les odeurs.

Mais il y a les malls.

Les Américains n’ont pas passé beaucoup de temps aux Philippines, beaucoup moins que les espagnols mais leur marque est bien visible. L’anglais est assez répandu. Mac Donald’s, KFC et Pizza Hut ont envahi Manille. Et l’on fait ses courses dans des Malls. Edith qui a été au Canada en avait déjà vu, mais c’était pour moi la première fois. Il y a des dizaines de ces gigantesques complexes commerciaux on l’on peut à la fois faire ses courses, aller chez le coiffeur, au restaurant et au bowling, dispersés dans Manille. Ces immenses bâtiments sont des havres de propreté et de richesse (pas de paix…) au milieu de la saleté et de la pauvreté ambiante. Ils sont parfois installés à quelques centaines de mètres d’un bidonville et les prix des objets qui y sont en vente les réserve à 10% des habitants de la capitale. Selon nos standards cela reste tout de même très abordable.

Le quartier des affaires, Makati, est le seul endroit vraiment présentable de la ville, du niveau de Buenos Aires ou de Sao Paulo.

Le Tagalog, langue locale, utilise beaucoup de mots en anglais et en espagnol, parfois en les mélangeant, cela donne nous un petit sentiment de familiarité mais qui ne peut nous servir qu’à l’écrit. C’est de toutes façons assez confus : on donne le prix avec les chiffres anglais, mais l’on dit l’heure ou l’âge en espagnol !

C’est en effet eux qui sont arrivés les premiers (Magellan, encore lui, en 1521) et ils s’installèrent vraiment en 1571 après quelques démêlées avec les Portugais et les locaux .

Malgré d’importants mouvements autonomistes dès le XIXe siècle, les philippins ne se libèrent de l’emprise des espagnols qu’en 1898, pour tomber dans l’escarcelle des américains à l’issue de la guerre hispano-américaine. Ceux-ci restent jusqu’à la deuxième guerre mondiale et l’occupation japonaise. Ensuite, c’est une succession de dictature (Marcos) et de gouvernements corrompus. Tout cela avec la présence de l’importante VIIe flotte américaine jusqu’en 1991.

Cette présence de soldats américains explique l’une des choses les plus consternantes que nous ayons constatées. Les grandes bases de Clark et Subic Bay ont donné lieu au développement d’une véritable ville entièrement dépendante de la base et consacrée à la prostitution. Angeles City a vu jusqu’à 100 000 personnes travailler dans cette industrie. Ceci fait des Philippines une des destinations favorites du tourisme sexuel. Nous avons croisé très peu de touristes à Manille et ceux que nous avons vus sont à 90% des hommes seuls, la cinquantaine pas très heureuse. L’hôtel où nous venons nous connecter au Wi-Fi en est rempli. Il propose trois services de cars par jour pour Angeles, ville absolument sans intérêt par ailleurs. Un certain nombre d’entre eux a refait sa vie aux Philippines et s’affiche avec leur compagne locale de 30 ans leur cadette. Un peu dur, déprimant et vraiment pesant.

lundi 10 mars 2008

Arrivée à Manille

Après deux changements d’avion, et quasiment 24h de transports, nous arrivons à Manille à minuit heure locale, il est pour nous cinq heures du matin et nous nous étions levés à 5h30 du matin pour attraper notre avion Christchurch - Auckland… Dans une forme olympique, nous récupérons nos bagages arrivés miraculeusement jusque là, seul un tapis de sol manque à l’appel, et nous l’oublions vite !

Même à minuit, l’aéroport grouille de monde et de vie, le bruit des cris « ching chong wou chi hou » est assourdissant. Suivant les conseils du Lonely Planet, nous ne prenons pas les premiers taxis en vue, deux fois plus chers, mais parcourons 50 m à l’extérieur de l’aéroport pour en attraper un. La présence rassurante des nombreux policiers qui gardent les abords n’est pas de trop : arriver à la nuit noire dans un pays sous développé est souvent peu rassurant, à cause notamment du peu de lumière.

Nous montons dans un taxi ; le policier le plus proche, suivant la procédure habituelle, note la plaque d’immatriculation.

Nous retrouvons un peu effarés la pauvreté ambiante : des gens dorment partout par terre dans les rues, souvent des enfants ou des familles entières. Le taxi nous demande de verrouiller les portières lorsqu’une moto louche passe à hauteur de la voiture. Des enfants mendient au feu rouge en tapant à la vitre.

Nous arrivons finalement dans la ruelle de notre hôtel, peuplée elle aussi de dormeurs louches, alors que nous sommes au cœur du quartier touristique… La Pension Richmond nous propulse en quelques instants vers l’Afrique. Non, c’est un peu exagéré, mais notre chambre est vraiment moche, et la salle de bain très peu attirante. La chaleur (supportable rassurez-vous) que nous avions oubliée, nos moustiquaires indispensables, et le choc de la traversée de la ville contribuent à nous remémorer notre arrivée à Bamako.

Le lendemain après une nuit bien méritée, le réveil est difficile. Comme lors de notre arrivée en Afrique, nous nous demandons ce qui a bien pu nous pousser à venir ici, sachant bien que cette impression se dissipera bientôt. Mais pour le moment, c’est clairement elle qui domine ! Arriver dans une grande ville si peu accueillante est très déroutant, on se sent tout petit.

Après une bonne douche froide, nous partons explorer la ville. De jour, comme nous l’espérions, tout nous paraît plus normal. Les rues sont néanmoins sales et parsemées d’obstacles pour les piétons (absence régulière de trottoirs, trous, travaux, canalisations éventrées…). Les sans logis, moins visibles, sont pourtant là. Bref, nous sommes ravis d’être deux et dans un quartier censé être fréquentable !

Nous nous offrons un bon resto, dans un cadre très agréable avec un service comme savent le faire les asiatiques : 5 serveurs par personne ! Ce petit havre de paix et la délicieuse nourriture nous apaisent. Toute la différence avec l’Afrique est là : si nous en avons marre de la cohue bruyant et puante, et avons besoin de calme, dans un endroit agréable avec de la bonne nourriture, nous pouvons monter en gamme dans les restaurants que nous choisissons pour nous permettre une pause… C’est un confort immense !


samedi 1 mars 2008

A nos fidèles lecteurs

Devant l'augmentation très importante (Plus de 1000 à ce jour) des connexions au blog via des recherches google qui ne devraient pas arriver sur ce blog mais le font quand même, nous allons le déréférencer des moteurs de recherche.
Vous ne pourrez maintenant arriver sur ce site qu'en tapant son adresse ou en suivant un lien.
Vous pouvez donc le mettre dans vos favoris, mais finie la recherche google!
On veut bien raconter notre vie mais pas à toute la terre quand même!
De la même façon, on est toujours ravis d'avoir vos commentaires mais une petite fenêtre s'ouvrira au moment de les poster avec un petit outil de vérification pour éviter les robots spammeurs de commentaires.
Enfin, les flux RSS, pour des raisons similaires aux précédentes ne fonctionnent plus.

Bye Bye New Zealand

Le moment est venu du grand saut dans l’inconnu de la fourmilière asiatique… Nous quittons notre petite voiture, le confort et la simplicité d’un pays développé, pour retrouver la chaleur, les cafards géants dans les salles de bains pas toujours propres, la barrière de la langue et le nécessaire apprentissage du langage des signes. La Nouvelle-Zélande aura été pour nous une parenthèse de repos et de simplicité, mais paradoxalement le pays dans lequel nous aurons eu les conditions de vie les moins confortables : camping basique, tapis de sol extra-plats, douches irrégulières et parfois froides, au jerrican ou dans le lac voisin, moustiques à la pelle (que nous retrouverons certainement en pire dans les mois prochains)… Et bien sûr, riz ou pâtes tous les jours, il n’est pas facile de faire de la grande cuisine sur un réchaud…

Ici cependant personne ne nous voyait comme des portefeuilles sur pattes, ou des gens richissimes dont il faut se faire des amis dans l’espoir de. Nous pouvions faire modérément attention à nos affaires (comme à Paris) ce qui libère d’une paranoïa nécessaire mais fatigante si l’on veut les conserver.

La voiture nous a offert une liberté incroyable, nous permettant par exemple de nous arrêter deux heures sur la route pour voir un beau site naturel, et repartir ensuite pour dormir dans une ville à 300km de là. Cette liberté de mouvement avait aussi un côté un peu piégeant puisque le rythme était nécessairement plus rapide à cause des temps de trajet raccourcis. Avec nos sacs sur le dos, les contraintes des bus, il est d’habitude impossible de voir quoi que ce soit sans dormir sur place, et nous ne pouvons faire qu’une à deux « choses » par jour, tandis qu’avec la voiture, nous pouvons faire 5 à 6 activités par jour.

Ceci peut donner l’impression de vivre un catalogue géant de beaux paysages qu’on a du mal à retenir à cause du peu de temps passé à les contempler… Nous avons donc appris à nous ralentir volontairement en Nouvelle-Zélande pour ne pas saturer.

Au milieu d’un voyage d’un an où nous sommes avides de découvrir les richesses des modes de vies et des modes de pensées divers selon les cultures, arriver dans un pays aussi neuf que la Nouvelle Zélande (pour vous donner une idée, les Etats-Unis semblent avoir une longue Histoire comparé à ce pays) est une expérience particulière. Notre impression est certainement liée au fait que nous voyions depuis trois mois déjà de magnifiques paysages, accompagnés de cultures et de gens assez différents de chez nous. La Nouvelle-Zélande, étant un pays si neuf, et si proche de l’Angleterre, offrait elle aussi de magnifiques paysages, mais sans le côté dépaysant qui accompagnait nos découvertes antérieures. Nous croisions ici essentiellement des européens parmi les touristes, surtout nos proches voisins (Allemands, Anglais), et comme nous le disions, aucune histoire ou trait culturel spécifique ne venait s’ajouter vraiment à ces beaux panoramas. Nous sommes donc ravis du repos que nous a permis cette proximité ou relative légèreté culturelle, et avons vécu ce pays comme une sorte de pause avant un nouveau départ vers l’Asie… D’ailleurs, c’est le seul pays dans lequel nous nous sommes autorisés les derniers jours à lire en avance le guide du pays suivant, chose que nous nous interdisons de faire normalement pour nous donner le maximum de temps pour comprendre le pays dans lequel nous sommes.

En bref, ce pays est parfait pour se remplir les yeux ou venir refaire sa vie si on se sent l’âme d’un pionnier avide de liberté, mais lors d’un long voyage, il semble (en tout cas pour nous) moins marquant que d’autres pays.

Nous vivons d’ailleurs comme un grand événement et presque une libération le fait de retourner enfin dans des pays qui ont une histoire et ne sont pas du « Nouveau-Monde »… Cela ne nous est pas arrivé depuis le Pérou !

Ce sera pour l’article suivant, mais 36h à Manille nous confortent dans notre opinion !

Alexandra et Oamaru

Après ces deux jours sympathiques en compagnie des Belges, nous prenons la route et décidons de nous arrêter à Alexandra, petite ville sans intérêt, parfaite pour passer la nuit. Nous sommes crevés, Guillaume rêve d’un backpackers (Hôtel pas cher) pour nous reposer vraiment, et je ne dis pas non… !

Nous négocions avec le manager de l’hôtel d’avoir gratuitement accès à Internet si nous lui expliquons comment fonctionne son nouveau système d’accès.

Résultat : nous passons la journée du lendemain à blogger, téléphoner et envoyer des mails… C’est seulement la deuxième fois que nous nous connectons à Internet en Nouvelle-Zélande, nous avons donc un peu de retard.

Nous passons donc finalement une deuxième nuit à Alexandra.

Notre voyage en Nouvelle-Zélande nous a vu nous « africaniser ® » à grande vitesse. Fatigués par un rythme trop soutenu en Argentine, nous avons fait une réaction allergique à la moindre forme de prévision ou d’organisation de notre voyage. Nous ne savons donc pas où nous allons dormir le soir même avant 20h ou plus, et notre maximum d’avance dans l’organisation est de l’ordre de deux heures…

Oamaru est notre dernière étape. C’est tout simplement la ville des pingouins ! Nous avons pu y observer de très loin des pingouins Yellow eyed, très rares paraît-il. Ce qui est certainement rare pour des Français, c’est d’observer des pingouins en liberté ! Nous patientions dans le vent glacé et sommes largement récompensés, bien que des jumelles auraient pu nous être utiles… Cherchez le Pingouin sur la photo suivante... Un indice, il a les yeux jaunes!

Le soir venu, nous nous renseignons sur le prix de l’entrée à la colonie de pingouins bleus (les plus petits du monde, de la taille de gros pigeons). Scandalisés par le racket organisé pour pouvoir admirer cinquante pingouins sur des estrades aménagées avec commentaires au micro de l’animateur, nous optons pour une option moins sûre et moins chère…

Nous sommes une vingtaine à attendre sur le bord de la route qui longe l’océan que des pingouins sortent de l’eau et traversent la route pour rejoindre leurs nids Le fait de guetter et de ne pas être sûrs de voir ces fameux pingouins nous attire également. Nous en voyons quatre, et le lendemain, dix. Ils sont tout petits et tout mignons, ont effectivement une démarche maladroite amusante. Certains, plus aventureux que les autres, passent à un mètre de nous à peine !

Dernière marque d’influence anglaise, cette petite ville abrite un superbe jardin, très reposant et agréable. Il faut dire que dans les autres pays que nous avons traversé, nous avons été souvent déçus par les « parcs » publics qui s’apparentent parfois plus à un terrain vague qu’à un jardin.

dimanche 24 février 2008

Carte de l'île du Sud...

A la suite de nombreuses demandes...
Départ de Christchurch en direction du Nord sur la côte Est et ensuite suivez les aiguilles jaunes!